VIDÉO - Législatives 2017 : voter blanc, nul ou s'abstenir... quelles sont vraiment les différences ?

Elections législatives 2017

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VOTE - Ce dimanche 18 juin, 47 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le second tour des élections législatives. Si votre choix n'est pas fait, c'est l'occasion de vous rappeler les différences entre le vote blanc, le vote nul et l'abstention. Et leurs conséquences, ou non, sur les résultats de l'élection.

C'est un fait, renforcé par les plus récents sondages, et qui s'est intensifié considérablement le 7 mai, soir du second tour de l'élection présidentielle, et le 11 juin, jour du premier tour des élections législatives. La dynamique présidentielle, le sentiment chez certains électeurs que les jeux étaient déjà faits du fait de sondages laudateurs pour le parti présidentiel, l'illisibilité du scrutin, le problème de représentativité... autant de facteurs qui ont participé à ce que l'abstention atteigne un score jamais obtenu sous la Ve République.

En France, le chiffre grandissant de l'abstention et la perpétuelle évolution du vote blanc ou nul peuvent être interprétés comme un désintérêt total d'une partie de la population pour l'acte démocratique, ou un acte politique en tant que tel. Néanmoins, le vote blanc, le vote nul et l'abstention ne sont pas perçus et reconnus de la même manière dans les urnes. Explications.

Le vote blanc

Voter blanc ne compte plus pour des prunes. Enfin presque. Depuis le mois d'avril 2014, un électeur déposant dans l'urne un bulletin blanc dépourvu de toute mention ou une enveloppe vide, bénéficie d'une certaine reconnaissance. Pour autant, son vote, longtemps assimilé à un bulletin nul, n'est pas comptabilisé dans les suffrages exprimés. Il indique une volonté de participer activement au débat démocratique mais marque un rejet de l'ensemble des candidats proposés.


S'ils avaient été pris en compte dans le calcul des voix lors des précédentes échéances électorales, l'issue des présidentielles de 1995 et de 2012 auraient pu être différentes. Jacques Chirac et François Hollande auraient obtenu... moins de 50% des voix (respectivement 49,27% et 48,63%). Or, la Constitution stipule que le président de la République est élu à la majorité absolue. 

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La minute pour comprendre : l'abstention

Le vote nul

A contrario du vote blanc, le vote nul est souvent considéré comme le résultat d'une erreur de manipulation. Il n'est pas reconnu et est logiquement exclu des résultats de l'élection. La plupart du temps, il correspond à des bulletins déchirés, griffonnés, annotés, à une enveloppe contenant plusieurs bulletins ou renfermant autre chose qu'un bulletin officiel. Cela peut être intentionnel ou non de la part de l'électeur mais signifie souvent une volonté de se démarquer des choix proposés.

L'abstention

S'abstenir, c'est ne pas aller voter... alors même que l'on est inscrit sur les listes électorales. Selon les cas, elle traduit soit un désintérêt total pour la politique, soit une volonté de montrer son désaccord en ne se rendant pas au scrutin. Hélas, rien à l'heure actuelle ne permet de distinguer le désintérêt de la vie publique, de l'abstentionnisme "militant".


Souvent commentée les soirées d'élections, notamment par le pouvoir politique qui la voit régulièrement comme une non-participation, l'abstention augmente en France depuis plusieurs décennies. Seule l’élection présidentielle y échappe, jamais supérieure à 30%, mais pour les autres échéances électorales, la barre symbolique de 50% des inscrits est souvent franchie. Les législatives 2017 pourraient se classer dans les meilleurs crus, avec plus de 60% de participation. Une abstention massive ne serait d'aucune sorte un levier pouvant remettre en cause le résultat d'une élection.

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