VIDÉO - Affaire Fillon : les ténors du parti montent au créneau pour redynamiser la campagne... et charger Emmanuel Macron

TOUS DERRIÈRE FILLON - Partout en France, jeudi 16 février, les ténors des Républicains ont tenu des meetings pour parler programme et tenter de surmonter les déboires de leur candidat. Bertrand, Baroin, Pécresse et même Juppé ont donné de la voix pour la campagne... tout en chargeant Emmanuel Macron.

Mobilisés. Rassemblés. A l’écoute. Sur le terrain. En action. Ce sont les messages qu’ont voulu faire passer, jeudi soir, les ténors du parti Les Républicains. Pas moins de douze meetings se tenaient en effet ce jeudi soir, pour redéployer la "bonne parole" des Républicains, et de François Fillon. Gérald Longuet et Xavier Bertrand étaient au Pontet dans le Vaucluse, François Baroin à Toulouse, Valérie Pécresse à Nantes, et Nathalie Kosciusko-Morizet près de Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor.


Des militants parfois hésitants, parfois convaincus. "La campagne est repartie", indique l’une d’entre eux devant les caméras de TF1. "Maintenant, nous parlons du programme, tout simplement." Un autre raconte : "Je finis par ne plus écouter les informations, et me faire ma propre opinion."

Macron n'a pas de programme, peut-être pas besoin d'avoir d'électeursFrançois Baroin

Du coup, pour remobiliser les militants, les politiques ont payé de leur personne. A Toulouse, François Baroin a  harangué la salle : "La meilleure réponse à la campagne que nous subissons depuis trois semaines, la meilleure réponse, c'est vous", a-t-il lancé. "J’ai la conviction que les idées que nous défendons sont les bonnes", a estimé, pour sa part, Valérie Pécresse. Même s’ils reconnaissent les difficultés :  "Peut-être que certains d'entre vous vont tracter sur les marchés", a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet. "Je ne vais pas vous dire que c'est facile. Mais la solution, c'est d'y aller !" "Ça ne va pas être simple", a également concédé Alain Juppé. Quant à Xavier Bertrand, il a transformé le meeting en questions-réponses avec les militants.


Après la défense et la remobilisation, est aussi venu le temps de l’attaque. Et la cible numéro 1 est le numéro 2  des sondages, Emmanuel Macron, celui qui, grâce à l'affaire Fillon, menace d'empêcher le candidat de la droite d'accéder au second tour. Les attaques ont fusé, tournant autour de son absence de programme. Sur un mode ironique, pour François Baroin : "Il m'amuse beaucoup, Macron. Il donne des leçons sur le thème : j'ai une vision christique de la politique. D'ailleurs, il n'a pas besoin d'avoir de programme, pas besoin d'avoir d'équipe, peut-être pas besoin d'avoir d'électeurs. Au fond, il vaut mieux être nommé". Ton plus sérieux, mais même intention, chez Nathalie Kosciusko-Morizet : "Emmanuel Macron est un leurre. C'est la gauche masquée qui nous fait croire qu'elle n'a pas gouverné", a-t-elle estimé. Et sens de la formule, et de l’art de la synthèse, pour Alain Juppé, à Bordeaux : "Macron, ou plutôt… Macreux !"

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