VIDÉO - Attentat des Champs-Elysées : Fillon invente "d'autres attaques" en direct sur France 2 puis persiste et signe le lendemain

FAKE NEWS - Au lendemain de l'attentat des Champs-Elysées, le candidat de la droite a assuré à nouveau vendredi matin qu'il y avait eu d'autres attaques à Paris, laissant penser à une multitude d'actes terroristes. Sauf que rien de tel n'est arrivé.

"On nous laisse entendre qu'il y a d'autres violences ailleurs dans Paris." Jeudi 20 avril en fin de soiréer François Fillon, dernier candidat à passer sous le crible des questions de David Pujadas et Léa Salamé, énonçait une information erronée en direct, au moment de sa réaction à l'attentat qui venait de se dérouler aux Champs-Elysées, tuant un policier (et non pas deux, comme l'avait indiqué Jean Lassalle un peu plus tôt).

Une rumeur, et une agression sans lien avec un acte terroriste

Une sortie qui prenait ses racines dans deux informations non confirmées depuis. D'abord celle faisant état de coups de feu rue Vernet, près des Champs-Elysées, annoncée par l'agence Reuters puis fermement démentie dans la foulée par le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet : "Il n'y a pas d'autres événements en cours. [...] Faisons très attention tous, collectivement, aux rumeurs qui peuvent circuler."


Et enfin, une autre, au niveau de la station Etienne-Marcel, dans le 1er arrondissement de Paris, où un militaire de l'opération Sentinelle a été assailli par un homme cherchant à s'emparer de son arme. Ce qui pourrait donc corroborer ce que disait François Fillon. Mais LCI a eu la confirmation que l'acte en question n'avait aucun caractère terroriste mais provenait d'un homme en état d'ébriété qui a été aussitôt maîtrisé et placé en garde à vue.

Bis repetita

Deux démentis qui n'ont pas empêché le candidat, ce vendredi matin, de continuer à affirmer que d'autres attaques avaient bien eu lieu. "Elles existent, consultez les rapports de police", a répondu François Fillon à "Quotidien". Une question qui a eu le don d'énerver son bras droit Bruno Retailleau, qui a pris à partie un journaliste de l'émission, qualifiant la polémique de "chikaya".


Interrogé un peu plus tard par LCI, l'ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard, membre de l'équipe de campagne, n'a pas voulu confirmer les dires de son candidat. Il les a toutefois reliés à la nécessité de "prendre en compte la réalité de la menace terroriste", rappelant que la Belgique avait signalé la potentielle présence d'un terroriste à Paris.

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