VIDÉO - "François Balkany" : Fillon se sent "insulté" par Macron... et Patrick Balkany, il en pense quoi de ce petit surnom ?

RETOUR AU CENTRE - Invité dans le jeu présidentiel sans avoir rien demandé, Patrick Balkany voit son nom associé à une "insulte" dans la bouche du candidat François Fillon, après que ce dernier a été surnommé "François Balkany" par le camp Macron.

Patrick Balkany s'est invité de façon inattendue dans la campagne présidentielle. Le député-maire de Levallois, qui s'apprête à se consacrer seulement à sa mairie, se situe en effet au milieu d'une joute verbale entre le clan François Fillon et l'équipe d'Emmanuel Macron. Après des semaines à avoir été surnommé "Emmanuel Hollande", le candidat marcheur s'est décidé à répliquer en donnant du "François Balkany" à son rival.


Une référence aux affaires qui engluent la campagne de François Fillon depuis que ce dernier, trois fois mis en examen, notamment dans le cadre de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de sa femme, mais aussi aux nombreux ennuis judiciaires de l'élu des Hauts-de-Seine.

"'François Balkany', si c'est pas une insulte"

Interrogé sur le sujet sur France 2, mardi 11 avril, François Fillon ne s'est pas évertué à cacher tout le mal qu'il pensait de la trouvaille : "Ça montre à quel point il y a de la hauteur de vue chez Emmanuel Macron. Dès qu'on le critique, il s'énerve et il insulte ses adversaires. [...] Pardon, mais 'François Balkany", si vous considérez pas que c'est une insulte... Moi, je l'ai appelé 'Emmanuel Hollande', je me place sur le terrain de la politique et du projet."


Contacté par LCI après cette sortie, Patrick Balkany a préféré calmer le jeu. "Je ne réagis pas. Je continue à faire campagne pour le moins mauvais des candidats, pour le moins mauvais des programmes." Avec un enthousiasme modéré, tout de même, pour la campagne de François Fillon : "Je ne suis pas investi dans sa campagne, je suis investi dans la campagne pour élire un président de la République, et le président de la République, on choisit le moins mauvais après avoir éliminé tous les autres."

"Il a dit qu'il ne demandait pas aux gens de l'aimer : et bah il est servi !"

Un manque d'enthousiasme dont l'origine n'est pas difficile à trouver. L'an passé, lors que François Fillon avait commencé sa campagne pour la primaire de la droite et du centre sur le thème de la probité, il avait longuement fait pression auprès des Républicains pour que Patrick Balkany ne maintienne pas sa candidature aux législatives. 


Début février, en pleine tempête chez Les Républicains après les révélations du Canard enchaîné, le député-maire de Levallois, sarkozyste historique, avait appelé François Fillon à se retirer et son camp "à choisir un autre candidat", citant notamment François Baroin et Laurent Wauquiez. Mieux : mécontent du candidat investi par le parti pour lui succéder, il avait fait retirer, à la même époque, les affiches de campagne de l'ancien Premier ministre.


Relancé sur sa relation avec François Fillon, Patrick Balkany n'a pas pu résister à une vacherie à l'endroit de son candidat : "Il a dit qu'il ne demandait pas aux gens de l'aimer : et bah il est servi !"

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