VIDÉO - Grand débat : Poutine et la Russie, le sujet qui rapproche Mélenchon et Fillon

CONVERGENCE - Durant le Grand débat sur TF1, lundi soir, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon ont multiplié les positions divergentes, sauf sur un point : Vladimir Poutine. Tous deux sont prêts à remettre à plat les discussions avec la Russie sur "la question des frontières" avec l'Ukraine.

C'est l'un des clivages méconnus de la présidentielle : les relations entre la France et la Russie. Sur ce sujet, le Grand débat a occasionné, lundi soir sur TF1, un rapprochement entre deux candidats aux programmes très opposés, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, contre Benoît Hamon et Emmanuel Macron. 


Alors que les candidats débattaient de la politique de défense française et européenne, Benoît Hamon a interpellé le candidat de La France insoumise sur le thème du conflit entre la Russie et l'Ukraine. Un sujet pas anodin, puisqu'il est probablement l'une des causes de l'impossible alliance entre les deux candidats de la gauche. Benoît Hamon avait en ligne de mire le projet de "conférence de l'Atlantique à l'Oural" prônée par Jean-Luc Mélenchon pour renouer le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine. "Pouvez-vous préciser ce point sur les frontières ?" a lancé le candidat socialiste.  

La Crimée en toile de fond

Hamon faisait allusion à l'annexion par la Russie de la Crimée, en violation du droit international. Réponse ambigüe de Mélenchon : 

Il faut qu'on rediscute de toutes les frontières. La frontière entre la Russie et l'Ukraine, est-elle à la fin de la Crimée ou avant ? Je n'en sais rien. On doit en parlerJean-Luc Mélenchon

Une position jugée dangereuse par Benoît Hamon, pour qui "la question des frontières est la plus sensible qui soit". "Il y a des accords, une légalité internationale. Il n'est pas acceptable de la part de Poutine d'avoir annexé un territoire qui est celui d'un autre Etat souverain. 


Sur ce point, le candidat de La France insoumise a reçu le soutien... de François Fillon. Ce dernier, qui assume "se rapprocher" de la position de Jean-Luc Mélenchon, explique lui aussi qu'on "ne peut pas refuser de voir ce débat sur les frontières s'ouvrir". Avec un argument surprenant en faveur de la Russie : "Il y a un principe : le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Et le devoir, pour les pays occidentaux, de ne pas faire la leçon au président russe.

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Présidentielle : le Grand débat

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