Pour Emmanuel Macron, un repas sans vin est "un repas un peu triste"

Pour Emmanuel Macron, un repas sans vin est "un repas un peu triste"

AVEC MODÉRATION - Grand amateur de vin, Emmanuel Macron a présenté dans un entretien à "Terre de Vin et Sud Ouest" ses idées pour stimuler la filière viticole. Il en a également profité pour évoquer ses appellations préférées.

Lors d’un entretien avec Terre de Vin et Sud Ouest, Emmanuel Macron a confié sa passion pour le vin. Plus sensible au charme du rouge qu’à la fraîcheur d’un rosé, il affirme aussi apprécier la saveur de certains blancs. "Mais si vous me demandiez de choisir à terme, ce serait plutôt le rouge", confie le candidat à l'élection présidentielle.


Si les vins de Bordeaux ont visiblement sa préférence, il dit savourer "de plus en plus les vins (rouges, ndlr) du Sud-Est" comme les Bandol ou les vins corses "qui se sont beaucoup améliorés". Il ne boude pas non plus son plaisir pour des vins blancs de Bourgogne.


Car comme de nombreux Français, Emmanuel Macron aime accompagner ses repas de vin. "Au moins un (verre, ndlr) le midi et un le soir. Je reste dans cette philosophe que c’est un antioxydant", plaide l’ancien ministre de l'Economie, pour qui le vin "c'est l'âme française". D'ailleurs, un repas sans vin est "un repas un peu triste", explique-t-il.

Macron veut booster les ventes de vin à l’export

Dans cet entretien, le leader de "En Marche !" a également fait part de ses projets pour booster la filière viticole. L’un de ses objectifs, s’il est élu, sera ainsi de stimuler l'export, avec "des conditions tarifaires beaucoup plus favorables". Il cite en exemple ce que "les Chiliens ont obtenu avec la Chine : la fin des droits de douane". Un accord de libre-échange entre les deux pays permet aux vins chiliens d'être exemptés de droits de douane depuis 2015 tandis que ceux des produits de l'Union européenne demeurent importants.


Concernant l'environnement, cet amateur de vin estime que le développement du secteur du vin biologique est "indispensable", car "les pesticides soulèvent de réelles questions et les agriculteurs en sont les premières victimes". "Mais la réponse aux pesticides ne passe pas uniquement par le bio mais aussi par l'innovation" et par l'évolution des méthodes de production, a-t-il déclaré, annonçant vouloir "créer une aide à l'innovation pour accélérer la transition vers une viticulture durable". 

Conscient qu'"il faut aussi accompagner les viticulteurs dans cette transition", le fondateur l'ex-banquier cite notamment le développement de cépages résistants ou encore des changements de pratiques pour "limiter l'utilisation de produits phytosanitaires". Enfin, Emmanuel Macron a été soumis à une dégustation à l’aveugle. Et le moins que l’on puisse, c’est que l’ancien pensionnaire de Bercy a du nez…

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