VIDEO - Présidentielle : des primaires au premier tour, des débats qui ont fait le bonheur des chaînes de télé

VIDEO - Présidentielle : des primaires au premier tour, des débats qui ont fait le bonheur des chaînes de télé

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BILAN - Les 11 prétendants à l'Elysée ont défendu une dernière fois leur programme, jeudi soir sur France 2. Perturbée par l'attaque terroriste des Champs-Elysées, cette ultime émission a mis un terme à une campagne médiatique de premier tour sans précédent dans l'histoire de la Ve République. Petit rappel des faits...

Qui a dit que les Français se désintéressaient de la politique ? Si l’issue du scrutin de dimanche est plus qu’incertaine, jamais les téléspectateurs ne se seront autant passionnés pour une élection présidentielle. Et pour cause : des primaires de la droite à l’ultime intervention des candidats, jeudi soir, la course à l’Elysée a été l’occasion de nombreux échanges, souvent tendus, entre ses différents protagonistes. Retour, en images, sur un premier tour très télégénique…

1er débat de la primaire de la droite, le 13 octobre sur TF1

Ce premier débat à 7 donne le coup d’envoi d’un marathon cathodique sans précédent dans l’histoire des campagnes présidentielles. Face à Gilles Bouleau de TF1, Elizabeh Martichoux de RTL et Alexis Brézet du Figaro on retrouve donc Nicolas Sarkozy, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kociusko-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson. Inconnu de nombreux téléspectateurs, ce dernier sera la star de la soirée sur les réseaux sociaux. Devancé par Alain Juppé et Nicolas Sarkozy dans les sondages, François Fillon met en place son style, calme et précis. Interrogé sur la bataille qui l’a opposé à Jean-François Copé sur la présidence de l’UMP, il va prononcer une petite phrase qui s’adresse indirectement à l’ancien chef de l’Etat. Et aura une saveur particulière, quelques semaines plus tard : "La démocratie se doit d’être exemplaire".


Audience : 5.6 millions de téléspectateurs (26.3% de part d’audience)

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Primaire de la droite et du centre : le récap du débat en 2 minutes

2e débat de la primaire de la droite, Le 3 novembre sur BFMTV et iTélé

Après avoir parlé économie, laïcité et identité lors du premier débat, la bande des 7 se retrouve pour discuter exercice du pouvoir, lutte contre le  terrorisme et la délinquance, Europe et éducation. Ruth Elkrieff et Laurence Ferrari arbitrent la soirée. Après un premier round plutôt poli, Nicolas Sarkozy est régulièrement attaqué par ceux qui ont été ses ex-ministres. Et choisit régulièrement le mode de l’humour pour leur répondre comme lorsque Bruno Le Maire rappelle qu’il avait annoncé son intention de quitter la scène politique en cas de défait en 2012. "Commence déjà par essayer d’être élu, tu verras que c’est très difficile", rétorque l’ancien chef de l’Etat.


Audience : 2.9 millions de téléspectateurs (12.2%) sur BFMTV et ITélé confondues 

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Primaire à droite : qui a gagné ce deuxième débat ?

3e débat de la primaire de la droite, le 17 novembre sur France 2

Ce dernier débat du premier tour va être marqué par les remontrances des candidats à l’encontre des journalistes qui les interrogent, David Pujadas et Jean-Pierre Elkabbach. Suite à une remarque de ce dernier sur ses chances d’accéder au second tour, Bruno Le Maire s’emporte et réclame "le respect (…) Ce sont les Français qui jugeront, ce n’est pas vous". David Pujadas reçoit lui un "non" catégorique des prétendants lorsqu’il propose de changer de sujet en pleine discussion sur l’Europe, François Fillon lui reprochant de faire du débat "un spectacle".


Audience : 5.1 millions de téléspectateurs (23.1%)

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3e débat de la primaire de la droite et du centre : moqueries, tacles... ce qu'il ne fallait pas rater

Débat Juppé-Fillon, le 24 novembre sur TF1 et France 2

Arrivé en tête du premier tour, presque à la surprise générale, François Fillon aborde ce face-à-face avec Alain Juppé en position de force. Pour l’arbitrer : Gilles Bouleau et David Pujadas. Si les candidats affichent leur divergence sur la relation de la France avec la Russie, c’est lorsque le maire de Bordeaux évoque la polémique "Ali Juppé" que la tension monte vraiment. "Je n’ai jamais entendu un seul de tes lieutenants dénoncer cette campagne", dit-il à son rival à propos des attaques menées par l’organe islamophobe Riposte Laïque contre lui. "Je ne connais pas cette association", rétorque François Fillon avant de contre-attaquer : "Quand je me fais traiter d’homophobe, je ne t’ai pas non plus entendu. Chacun est grand", lâche-t-il, avant de se dire "choqué" d’avoir été accusé d’être contre l’IVG. "Ce que je n’ai jamais fait", répond Alain Juppé. "Dont acte", va conclure François Fillon.


Audience : 8.4 millions de téléspectateurs cumulés 4.5 sur France 2, 3.9 sur TF1)

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Débat de la primaire : le récap' en deux minutes

1er débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier sur TF1

Après la droite, la gauche. Face à Gilles Bouleau, Elizabeth Martichoux et Matthieu Croissandeau, on retrouve Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvie Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Benhamias. Le revenu universel, mesure phare du programme de l’ancien ministre de l’Education, s’attire les foudres de presque tous les candidats. Vincent Peillon en dénonce la philosophie et le coût, tandis que Manuel explique qu’il privilégie une "France du travail". Le seul qui y croît, c’est Jean-Luc Bennhamias. Une personnalité que de nombreux téléspectateurs découvrent ce soir-là. Et dont le look et la faconde vont être amplement tournés en dérision sur les réseaux sociaux. 


Audience : 3.8 millions de téléspectateurs (18.3%)

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Primaire à gauche, Le débat : "Oui j'ai un programme", le monolgue tout en humour de Jean-Luc Bennahmias

Le 2e débat de la primaire de la gauche, le 15 janvier sur BFMTV et iTélé

Ruth Elkrieff et Laurence Ferrari arbitrent ce deuxième débat. "Les punchlines sont les bienvenues ce soir", lance d’emblée la seconde aux sept prétendants, craignant un voyage jusqu'au bout de l'ennui. Elle va être entendue. Evoquant la reprise en mains des médias par les grands groupes industriels privés, Arnaud Montebourg évoque le mouvement de grève à iTélé et s’attaque à Vincent Bolloré. "Il y a même une chaîne, madame Ferrari, dont le propriétaire est allé jusqu’à détruire son outil de travail pour empêcher le pluralisme", lance-t-il à la journaliste, non-gréviste. Mais la phrase qu’on retiendra, avec le recul, vient de Manuel Valls. Alors qu’on lui demande s’il soutiendra le vainqueur de la primaire, quel qu’il soit, l’ancien Premier ministre répond : "Oui, c’est pour ça que je veux gagner". On connaît la suite...


Audience : 1.75 millions de téléspectateurs (7.9%)

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En plein débat sur iTélé, Montebourg tacle Bolloré, le propriétaire de la chaîne : réaction vive de Laurence Ferrari

3e débat de la primaire de la gauche, le 19 janvier sur France 2

Lors de ce dernier round, c’est une nouvelle fois Benoît Hamon qui essuie le feu nourri des critiques. Et encore une fois son revenu universel au centre des débats entre une gauche "responsable", tendance Valls-Peillon, et une autre plus utopiste tendance "Hamon-Montebourg". C’est lorsqu’on leur donne une minute pour développer l’idée de leur choix que les candidats détonnent. "Un service public des maisons de retraite", pour Vincent Peillon. "Un service civique obligatoire pour les jeunes garçons et les jeunes filles", pour Manuel Valls. "Légaliser l’euthanasie", suggère François de Rugy. "La même que François de Rugy" pour Benoît Hamon. Un accord de façade ? Quelques semaines plus  tard, François de Rugy appellera à voter pour… Emmanuel Macron. L'ancien ministre de l'Economiste sera d'ailleurs taclé à plusieurs reprises pendant la soirée...


Audience : 3 millions de téléspectateurs (15%)

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Primaire de la gauche : Emmanuel Macron s'invite (encore) dans le débat

Le débat Valls-Hamon, le 25 janvier sur TF1 et France 2

Benoît Hamon arrivé en tête au premier tour, Manuel Valls compte sur ce débat pour rattraper son retard. "Il ne s’agit pas uniquement de faire rêver, il s’agit aussi d’être crédible", lance l’ancien locataire de Matignon à son adversaire. Revenu universel, déficit, laïcité, Notre-Dames-des-Lanes … Les deux hommes ont de nombreux points de divergence qui, avec le recul, augurent du divorce à venir. Et pourtant… "J’ai signé ces règles, j’accepterai le verdict de cette élection", promet Benoît Hamon lorsqu’on lui rappelle que les 7 candidats se sont engagés à soutenir le vainqueur. "Ces règles, je les ai signées", concède Manuel Valls… qui finalement votera Macron.


Audience : 5.5 millions de téléspectateurs (24.1%)

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"J'ai toujours respecté les règles, ce qui n'est pas le cas de Benoît" : dernières escarmouches du Grand Débat

Le débat des 5 favoris, le 20 mars sur TF1 et LCI

Malgré les protestations de Nicolas Dupont-Aignan – et son départ retentissant du 20h – TF1 réunit les cinq favoris des sondages pour un long débat de plus de 3 heures animé par Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray. Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon vont tour à tour jouer leur partition, avant quelques clashes bien sentis. Le candidat de la France insoumise, notamment, va ironiser sur un "débat interne au PS" entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron. Le candidat socialiste, lui, reproche à la candidat du Front National d’être "droguée aux pages des faits divers". Lorsque Marine Le Pen suggère qu’il est favorable au burkini, Emmanuel Macron nie et rétorque : "Je n’ai pas besoin d’un ventriloque". En retrait, François Fillon serait taclé par l’entourage de ses adversaires pour avoir consulté son téléphone portable pendant la soirée.


Audience : 6.3 millions de  téléspectateurs (48%)

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Un duel et plusieurs accrochages : ce qu’il faut retenir du Grand débat

Le débat à 11 du 4 avril, sur BFMTV et CNews

Pour la première fois, l’ensemble des candidats à une élection présidentielle au premier tour sont réunis sur un même plateau à l’invitation des deux chaînes de la TNT. Ruth Elkfrieff et Laurence Ferrari animent ce marathon au cours duquel les "petits" vont avoir la vedette. "Fils de berger, frère de berger, je l’ai été moi-même"... Jean Lassalle fait sourire lors de sa profession de foi. Mais la star de la soirée c’est Philippe Poutou, le seul candidat sans costume, qui s’en prendra notamment à François Fillon qui, dit-il, "se sert directement dans la caisse". Riposte de l'ancien Premier ministre : "Je vais vous foutre un procès". Même tarif pour Marine Le Pen : "Nous, quand on est convoqué par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière."


Audience : 6.3 millions de téléspectateurs (32%)

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Fillon à Poutou : "Je vais vous foutre un procès"

15 minutes pour convaincre, le 20 avril sur France 2

Après le refus de Jean-Luc Mélenchon de participer à un deuxième débat à 11, France 2 organise ce format intermédiaire : chacun, à tour de rôle, va se succéder face à David Pujadas et Léa Salamé pour une interview de 15 minutes. Avant le mot de la fin, les uns à côté des autres, mais sans échange direct. Si Nicolas Dupont-Aignan essaie de faire le buzz en dévoilant le SMS de Serge Dassault, le patron du Figaro, qui lui a demandé d’abandonner au profit de François Fillon, la soirée va être perturbée par l’attaque terroriste sur les Champs-Elysées. François Fillon, lui, va choquer les internautes en évoquant de façon maladroite la grossesse de Léa Salamé...


Audience : 4.6 millions de téléspectateurs (21.1%)

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Quand François Fillon évoque la grossesse de Léa Salamé

Ultime débat de cette présidentielle 2017 : celui qui opposera les deux candidats qui accéderont au second. Il devrait avoir lieu le mercredi 3 mai et être organisé et diffusé conjointement par TF1 et France 2.

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