"Que Vincent Peillon retourne donner des cours à Neuchâtel, on y gagnera beaucoup", ironise le porte-parole de Macron

Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

Voir
C’EST DIT – La réponse n’a pas tardé. Accusée par Vincent Peillon de mener un "rapt démocratique", l'équipe d'Emmanuel Macron a répliqué sans ménage. Sur LCI, Benjamin Griveaux, porte-parole du mouvement En Marche! a renvoyé l’ancien ministre de l’Education et soutien de Benoît Hamon à ses activités annexes d’enseignant ... en Suisse.

A plusieurs égards, le débat de ce lundi soir va représenter une grande première pour Emmanuel Macron. Selon le dernier sondage publié dimanche par LCI, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande fait désormais jeu égal avec la candidate du Front national et se retrouve en tête ex aequo dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle. Autre nouveauté, le leader du mouvement En Marche! va se retrouver avec ce premier débat dans une forme de confrontation dont il n’a pas l’habitude, lui qui, à la différence de Benoît Hamon ou François Fillon, s’est soustrait au processus de primaires pour fonder son propre mouvement. 

Mais son entourage refuse de montrer le moindre signe de fébrilité, assurant que le chef saura parer les attaques directes de ses adversaires. Pour l’instant, elles fusent par écran interposé, depuis les plateaux télés ou les scènes de meeting. A l'image de celles proférées par Vincent Peillon, invité ce matin de LCI. Soutien de Benoît Hamon, l’ancien ministre de l’Education n’a pas hésité à parler de "rapt démocratique" pour critiquer le flou entourant la majorité avec laquelle Emmanuel Macron gouvernerait en cas de victoire à la présidentielle.  

J’imagine que le lendemain de l’élection, il nous expliquera que ce n’est plus le revenu universelBenjamin Griveaux, au sujet de Benoît Hamon

Une pointe que Benjamin Griveaux, porte-parole d’En Marche! et invité un peu plus tard sur notre chaîne n’a pas laissé sans réponse. "Ce qu’ils ne supportent pas ces deux grands appareils, c’est que les règles du jeu aient changé, qu’il y ait de nouveaux acteurs, que l’alternance traditionnelle entre la gauche et la droite, les Français n’en veulent plus", a-t-il lancé, concluant cette salve d’une pique à l’adresse de l’eurodéputé, pourfendeur de l’opacité bancaire dont le passage de 2014 à 2016 dans une université suisse en tant qu’enseignant avait fait jaser : "Vincent Peillon retournera donner des cours de philosophie à Neuchâtel et je crois que nous y gagnerons beaucoup !"


L’attaque contre le camp Hamon ne s’est pas arrêtée là. Fustigeant un clivage gauche-droite "mortifère" pour le pays, Benjamin Griveaux a qualifié François Fillon et Benoît Hamon, les candidats des deux principales formations politiques françaises de candidats "de l’ajustement", prompts à amender leurs promesses électorales une fois au pouvoir. "Benoît Hamon joue le révolutionnaire à Bercy, mais il avait un projet de revenu universel à 400 milliards qui est passé à 35 milliards en moins de deux mois. J’imagine que le lendemain de l’élection, il nous expliquera que ce n’est plus le revenu universel, a-t-il ironisé. Cela crée de la défiance vis-à-vis de leur classe politique. Nous nous avons une offre politique cohérente, elle est sur la table depuis le 2 mars et elle n’a pas bougé." 

En vidéo

Replay - L'invité de 8h45 de LCI Matin du 20 mars 2017 : Benjamin Griveaux, porte-parole d'Emmanuel Macron

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

Plus d'articles

Sur le même sujet

En ce moment

Rubriques