VIDÉO - Sécurité renforcée pour le 1er et le 2e tour de la présidentielle, les candidats avisés d'une menace "sérieuse et imminente"

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TERRORISME - Dans une interview au Journal du Dimanche, Matthias Fekl a précise que plus de 50.000 policiers et gendarmes, appuyés par les militaires de l'opération Sentinelle, seront mobilisés pour assurer la sécurité du premier et du deuxième tour de l'élection présidentielle. Selon le Journal du dimanche la DGSI a avisé les principaux candidats d'une menace précise sur leur sécurité.

Ce sera la première élection présidentielle sous état d'urgence. Dans un entretien au Journal du Dimanche, Matthias Fekl a rappelé le niveau de "menace permanente" dans laquelle se trouve l'Europe aujourd'hui comme "en atteste la multiplication des actes de Londres, Stockholm et ailleurs".  Le ministre de l'Intérieur a d'ailleurs rappelé que "19 interpellations antiterroristes" ont eu lieu en mars : "La France est une grande démocratie et c'est aussi pour cette raison qu'elle peut faire l'objet d'attaques"


 C'est dans cet objectif que l'ancien secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur et du Tourisme a annoncé le déploiement de 50.000 policiers et gendarmes, appuyés par les militaires de l'opération Sentinelle pour assurer la sécurité de l'élection présidentielle des 67.000 lieux de vote. 


"J'ai adressé en ce sens une circulaire à l'ensemble des préfectures tant sur les mesures de prévention à prendre que sur les éventuelles interventions en cas de difficultés", détaille-t-il.

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Lutte contre le terrorisme : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Aucune menace n'est écartée. Notre objectif est de permettre au suffrage universel de s'exprimer librement et sereinementMatthias Felk, ministre de l'Intérieur

Face aux risques de mobilisation que pourraient susciter les résultats, comme la présence de Marine Le Pen pour le second tour, le ministre de l'Intérieur affirme que, "quel que soit le scénario, la République ne saurait tolérer des troubles à l'ordre public".


Interrogé sur les risques de violences de la part de l'ultragauche, Matthias Felk explique qu'"Il peut y avoir des débordements venant d'extrémistes de tous bords. Mais nous envisageons aussi de fortes mobilisations citoyennes et sincères dont il faudra assurer le bon déroulement". 

Tireurs d'élite et policiers du Raid au meeting de François Fillon

Dans son édition de ce dimanche, le JDD indique que la DGSI a informé les principaux candidats d'une menace précise sur leur sécurité. Les consignes ont par exemple été renforcées lors du meeting de François FIllon à Montpellier vendredi soir avec la présence de policiers du Raid et de tireurs d'élite . Les services de police affectés à la protection des candidats ont reçu "des notes d'information détaillée", indique encore le JDD.  "Cela fait quelques jours que nous avons été informés d'une menace visant François Fillon. Nous avons même été avisés que des renforts de policiers seront mis en place lors de chaque meeting", explique au journal un proche du candidat. 

Menace de cyberattaque ?

Pour éviter la menace d'un piratage informatique pour les élections, la sécurisation de la transmission des résultats a été renforcée. "Nous avons travaillé avec l'Anssi (Agence nationale de sécurité des systèmes d'information) pour mettre en place un système fiable", a précisé Matthas Fekl qui a spécifié que "les résultats seront centralisés au ministère de l'Intérieur, et authentifiés". 


Concernant les élections législatives du 11 et 18 juin prochain,  le ministre a pris la décision de "ne pas ouvrir les élections électroniques pour les Français résidant à l'étranger", les conditions de sécurité de vote "n'étaient pas réunies". 

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