Le chômage poursuit sa hausse en août

Le chômage poursuit sa hausse en août

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HAUSSE – Comme en juillet, le chômage a poursuivi sa hausse en août. Selon les derniers chiffres du ministère du Travail, le nombre a progressé de 0,6 % avec 22 300 chômeurs supplémentaires. Avec 3 540 400 personnes sans emploi, la France connaît son plus haut niveau depuis août 2016.

L’été n’a pas ralenti la cadence du chômage. Après juillet, le nombre de demandeurs d’emploi a continué de grossir en août. Selon les derniers chiffres publiés par le ministère du Travail, on compte désormais 3 540 400 personnes sans aucune activité (catégorie A) en France métropolitaine, soit une hausse de 0,6 % (+23 300) par rapport au mois précédent. Pour la seule catégorie A, il recule néanmoins de 0,3 % sur un an. 


La progression d’août concerne toutes les catégories d’âge, des jeunes (+0,4 %) aux seniors (+0,4 %) et surtout les 25-49 ans (+0,8 %). Sur un an, les moins de 25 ans sont les plus favorablement concernés (-5,2 %) alors que les chiffres des plus de 50 ans s’envolent (+3,1 %).


Le nombre de personnes en activité réduite (catégories B et C) s’élève à 2 105 600. Au total, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C progresse de 0,4 % sur un mois (+24 600) et de 2,5 % sur un an, portant le total à 5 646 000 chômeurs. La France atteint ainsi un chiffre record pour la première fois depuis août 2016. 

Toujours plus de chômeurs de longue durée

Depuis janvier, les chiffres avaient tendance à progresser en dents de scie. Mais pour la première fois depuis le début de l’année, le chômage connaît deux mois consécutifs de hausse. Et si on y ajoute les chiffres de l’Outre-mer, le total atteint même 5 953 000 personnes, soit une augmentation de 1,5 % sur trois mois et de 2,5 % sur un an. Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle Emploi, dont de nombreux chômeurs de longue durée, continue quant à lui de croître (+0,9 % en août, +2,4 % sur un an) avec 2 486 500 personnes concernées.


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a déjà indiqué qu’elle ne commenterait pas mois par mois cet indicateur qu’elle juge peu révélateur de l’évolution du marché du travail. Celle qui entend apporer des solutions de long terme au chômage en flexibilisant le Code du Travail préfère tenir des points trimestriels sur la situation.

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