GM&S : aucun repreneur n'a fait d'offre dans les délais, annoncent les syndicats

GM&S : aucun repreneur n'a fait d'offre dans les délais, annoncent les syndicats

ENTREPRISE - L’équipementier automobile creusois GM&S Industry, en redressement judiciaire, n’a fait l’objet d'aucune offre de reprise dans les délais, affirment les syndicats. La date limite des dépôts était fixée au mercredi 7 juin à 17 heures, par le tribunal de commerce de Poitiers.

Le délai supplémentaire n’aura pas suffi. L’équipementier automobile creusois GM&S Industry, en redressement judiciaire, n’a fait l’objet d'aucune offre de reprise dans les délais, rapporte l’AFP, qui cite des sources syndicales. La date limite des dépôts était fixée au mercredi 7 juin, à 17 heures, par le tribunal de commerce de  Poitiers.


"Le résultat, c'est qu'il y a zéro offre, donc on se fout de notre gueule",  a déclaré devant la presse Patrick Brun, délégué CGT du site de La Souterraine (Creuse), à l'issue d'une assemblée générale des salariés convoquée après un  comité d'entreprise. "Il y a juste eu un échange de mails" avec le leader  français de l'emboutissage GMD, "mais on ne peut pas considérer ça comme une  lettre d'intention", a précisé Yann Augras, secrétaire du CE de GM&S.

Ils continuent à jouer avec les nerfs des salariés.Yann Augras, secrétaire du CE de GM&S

Ce dernier a d’ailleurs précisé que les salariés continuaient "d’être inquiets" mais aussi "d’être déterminés". "On va se battre jusqu'au bout", a prévenu Yann Augras. PSA et Renault s'étaient engagés le 22 mai à accoître leurs commandes, et un répit avait été accordé par le tribunal de commerce de Poitiers à l’équipementier le 24 mai dernier. Pendant près de treize jours, les salariés avaient "piégé" le site, qu’ils avaient fini par "déminer" après cette prolongation de la période d’observation. Ils avaient également annoncé une reprise du travail le 26 mai. 


Alors qu’ils affrontent un troisième redressement judiciaire en huit ans, plusieurs candidats s’étaient manifestés ces dernières semaines, dont l’homme d’affaire franco-suisse Jean-Jacques Frey, qui avait dernièrement déposé une "lettre d’intention" pour le rachat de l’équipementier, apparemment sans suite. Selon Yann Augras, les repreneurs éventuels ont, "tous eu largement le temps de déposer des offres" de reprise de l'usine. "Ils continuent à jouer avec les nerfs des salariés", mais "nous, on ne va pas attendre", a insisté le secrétaire du CE.

Un "rendez-vous très important" vendredi avec Macron

Vendredi, un "rendez-vous très important" aura lieu "avec M. Macron" pour les syndicats de l’entreprise. Sans attendre la tenue du CE, l'intersyndicale CGT-FO avait demandé dès mercredi une entrevue avec le président de la République à l'occasion d'un déplacement de ce dernier en Haute-Vienne, prévu vendredi. Le but pour eux est de rappeler au chef de l’Etat la responsabilité du gouvernement dans le dossier et l’exhorter à "agir enfin notablement" dessus.


Interrogé mercredi soir par l'AFP, l'Élysée n'était alors "pas encore en mesure de confirmer" ce rendez-vous avec les salariés de GM&S Industry. "Il est temps de s'impliquer et de ne plus rester en observateur indifférent. Il y a urgence !" avaient dit les syndicats, mercredi, par voie de communiqué.

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