Menace terroriste : la France ne veut pas entendre parler d'annulation et s'accroche à son Euro

Menace terroriste : la France ne veut pas entendre parler d'annulation et s'accroche à son Euro

SÉCURITÉ - Au lendemain des attentats qui ont frappé Bruxelles mardi et cinq mois après ceux qui ont meurtri Paris, tout le monde s'interroge sur les conditions dans lesquelles se disputera l'Euro en France cet été. Alors que beaucoup de spécialistes estiment qu'il sera très compliqué d'assurer la sécurité sur l'ensemble des sites, l'Etat, la FFF et l'UEFA écarte toute possibilité d'annulation ou de report de l'épreuve.

Ne pas céder à la peur. "Arrêter de vivre, de sortir dans les rues, de s'installer en terrasse ou de se rendre au stade c'est donner raison aux terroristes". Voilà ce que l'on entend souvent de la part des citoyens ou de leurs dirigeants lorsqu'un pays est frappé par un attentat. C'est le cas de la Belgique depuis mardi et ce fut celui de la France il y a quelques mois. Preuve, comme l'a réaffirmé François Hollande dans la foulée des attaques sur Bruxelles que "la menace est globale".

Et c'est pourtant dans ce contexte très anxiogène que doit se tenir du 10 juin au 10 juillet prochain l'Euro 2016 de football dans dix villes françaises, qui accueilleront donc près de deux millions de supporters... L'inquiétude est donc de mise, surtout que l'on sait depuis les attaques kamikazes au Stade de France du 13 novembre que Daesch est capable de s'en prendre à une rencontre de foot. D'autant que les spécialistes en sécurité expliquent à l'envi sur les plateaux télé qu'il sera très compliqué de sécuriser l'ensemble des sites de la compétition...

 "La menace terroriste a été intégrée à nos réflexions depuis le début"

Mais face aux doutes accrus, Thierry Braillard, le Secrétaire d'État chargé des Sports, réaffirme une nouvelle fois que "l'Euro ne sera pas reporté ou annulé". Dans un entretien accordé ce mercredi à L'Equipe, il explique ainsi que "la menace terroriste a été intégrée à nos réflexions depuis le début" et qu'on "ne peut pas faire mieux en termes de sécurité". Soucieux de ne pas ajouter "de la peur à la peur", M. Braillard prend lui aussi à son compte l'adage évoqué plus haut qui veut que renoncer à l'Euro, "ce serait donner raison à ces lâches".

Une posture autoritaire qu'a évidemment aussi adoptée Manuel Valls mercredi matin au micro d'Europe 1. Le Premier ministre expliquant que ne pas accueillir les Championnats d'Europe "serait une défaite, ça serait donné une victoire aux terroristes". Reste à être vraiment lucide sur le danger potentiel encouru, comme l'a rappelé mardi Noël Le Graët, le président de la FFF : "Il n'y a jamais de risque zéro mais en tout cas il y a une volonté ferme de l’État, de la fédération et de l'UEFA, des organisateurs de recevoir de façon très agréable et sans risque". Espérons-le. 

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