Tué par des algues vertes toxiques ? Le corps d'un joggeur va être exhumé

Tué par des algues vertes toxiques ? Le corps d'un joggeur va être exhumé

REBONDISSEMENT - Quinze jours après sa découverte dans la baie de Saint-Brieuc, le corps d'un joggeur décédé va être exhumé afin de procéder à des analyses complémentaires.

Et si les algues vertes étaient responsables du déces d'un joggeur, dont le corps avait été retrouvé sans vie dans la baie de Saint-Brieuc le 8 septembre dernier ? Après l'audition d'un pompier intervenu au moment du drame, le procureur de la République de Saint-Brieuc vient d'ordonner l'exhumation du corps de la victime en vue de son autopsie et d'analyses complémentaires, toxicologiques et anatomo-pathologiques.


La cause de ce décès reste donc incertaine. Jean-René Auffray, 50 ans, a été retrouvé mort le 8 septembre vers 19h dans l'embouchure du Gouessant (Bretagne), allongé face contre terre, le visage dans la vase. "Sur la base des premiers témoignages verbaux recueillis, indique le procureur Bertrand Leclerc dans un communiqué de presse, la thèse suivante avait été avancée : en s'aventurant imprudemment dans la vasière, la victime, qui venait de courir plusieurs kilomètres, s'y était enlisée jusqu'à la taille et y était décédée, vraisemblablement d'un infarctus, en s'épuisant pour tenter de s'extraire", poursuit-il. 

La première version remise en cause par le témoignage d'un pompier

Sauf que, contrairement a ce qui avait été initialement indiqué, le corps du joggeur a été retrouvé allongé face contre terre , le visage dans la vase, et non enlisé jusqu'à la taille. Une information livrée par le pompier qui a procédé à la récupération du corps. "Cet élément nouveau, important, a donc amené le procureur de la République, après s'être rapproché de la famille du défunt, qu'il s'est proposé de rencontrer, à ordonner l'exhumation du corps de la victime en vue de son autopsie et d'analyses complémentaires (toxicologiques et anatomopathologiques)", ajoute Bertrand Leclerc.


Le décès avait indigné plusieurs associations environnementales qui militent contre la présence d'algues vertes dans la baie. Le manque d'investigations après la mort de ce joggeur, à l'endroit même où avaient été été intoxiqués 36 sangliers en 2011 est "une grave erreur", estimait Yves-Marie Lelay, président de l'association Sauvegarde du Trégor, lors d'une conférence de presse sur les lieux du drame le 19 septembre dernier. Après la mort des sangliers, un rapport de l'Anses avait mis en avant des présomptions quant aux émissions d'hydrogène sulfuré (H2S) émanant de ces algues en décomposition. Si, depuis, les dépots sont moins importants, ils sont rapidement extraits et l'algue verte ne représente pas de danger lorsqu'elle est fraîche.

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