Alpes-Maritimes : les deux adolescentes soupçonnées de préparer un attentat se sont rencontrées sur Telegram

Alpes-Maritimes : les deux adolescentes soupçonnées de préparer un attentat se sont rencontrées sur Telegram

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ENQUÊTE - Les deux adolescentes interpellées samedi dans les Alpes-Maritimes, dans le cadre d'une enquête menée par le parquet antiterroriste de Paris, ne se connaissaient pas et se sont rencontrées via l'application de messagerie chiffrée Telegram, selon nos informations. Actuellement en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret, elles devraient prochainement être mises en examen.

C'est dans la petite commune de Levens, à côté de Nice, que deux adolescentes ont été interpellées samedi matin. Une arrestation liée à des soupçons de projet d'attentat. Comme le révélait LCI ce week-end, les deux jeunes filles ont été placées en garde à vue à Levallois-Perret, au siège de la DGSI, dans le cadre d'une enquête pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Elles devraient être mises en examen ce lundi.


Selon nos informations, les deux jeunes filles -  A.F, qui vient juste de fêter ses 15 ans, et I.D, qui vient d’avoir 17 ans - ne se connaissaient pas avant de se mettre en contact via l’application de messagerie chiffrée Telegram. Elles ne faisaient pas l’objet d’une fiche S. La sœur aînée de I.D est elle-même mise en examen dans un dossier similaire.

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Deux profils inquiétants

Ni bombes ni armes n'avaient été retrouvées durant la perquisition. Néanmoins, les deux jeunes filles ont beaucoup échangé sur le sujet via Telegram, sans que ne soit évoquée une date pour une éventuelle attaque. Durant leur garde à vue, elles ont déclaré avoir envisagé d’utiliser une bombe pour faire des morts. La décision de requérir leur incarcération n’a pas encore été prise, même si leur profil est jugé inquiétant.


Les arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire  ouverte par le parquet antiterroriste, à la suite de perquisitions  administratives menées il y  a quelques mois. Signalées comme radicalisées, ces jeunes filles avaient fait l'objet d'une enquête des services de renseignement.  

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