Attaque d’Orly : alcool, cannabis et cocaïne dans le sang de l’assaillant

AUTOPSIE - Les analyses toxicologiques réalisées dimanche lors de l’autopsie de l’agresseur d’une militaire à l’aéroport d’Orly samedi ont révélé la présence d’alcool, de cannabis et de cocaïne dans son sang.

L’autopsie de l’assaillant d’une militaire samedi à l’aéroport d’Orly a livré ses premiers éléments. Ziyed Ben Belgacem était sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants au moment de l’attaque. Les analyses toxicologiques réalisées dimanche lors de son autopsie "ont mis en évidence un taux d’alcoolémie de 0,93 gramme par litre de sang et la présence de cannabis et de cocaïne", révèle une source judiciaire.


Signalé comme radicalisé en prison après avoir été condamné à plusieurs reprises pour des vols et trafic de stupéfiants, Ziyed Ben Belgacem est un Français d’origine tunisienne âgé de 39 ans. Se disant prêt à mourir au nom d’Allah, il a attaqué une militaire de l’opération Sentinelle à l’aéroport d’Orly, dans le Val-de-Marne.

Sous l’effet de l’alcool et du cannabis, voilà où on arriveLe père de l'assaillant

Aucune complicité n’a été établie pour le moment, alors que les gardes à vue d’un de ses frères et d’un cousin ont été levées dimanche soir. Son père a lui aussi été laissé libre samedi soir. "Mon fils n’a jamais été un terroriste", s’est-il exprimé sur Europe 1. "Jamais il a fait la prière et il boit. Et sous l’effet de l’alcool et du cannabis, voilà où on arrive".


Lors de son attaque, l’assaillant avait lancé aux militaires : "Je suis là pour mourir pour Allah. De toute façon, il va y avoir des morts". Sa journée funeste avait démarré à 6h55 à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), alors qu’il tire à la grenaille sur des policiers après avoir été arrêté à un contrôle routier (il roulait à vive allure les feux éteints). Il se signale une deuxième fois en volant une voiture dans la banlieue sud de Paris, avant de se rendre à Orly.


Repéré comme radicalisé depuis un passage en prison en 2011-2012, Ziyed Ben Belgacem avait reçu la visite des forces de l’ordre à son domicile en 2015 pour une perquisition administrative dans le cadre de l’état d’urgence. Celle-ci n’avait "rien donné", selon le procureur de Paris François Mollins.

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