Terrorisme : 1986, les Champs-Elysées sont visés par trois attentats

Terrorisme : 1986, les Champs-Elysées sont visés par trois attentats

Attentat des Champs-Élysées

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MÉMOIRE - Un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir lors d'une fusillade sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, dont l'auteur a été abattu. Revendiqué par Daech, cet attentat n'est pas une première sur les Champs-Elysées.

Dans la mémoire collective, les noms des rues Nicolas Appert, des Rosiers ou encore l'Hyper Cacher ont sans doute - d'un point de vue tragique - une plus forte raisonnance. Mais avec la mort d'un policier, abattu jeudi soir par un assaillant au numéro 104 de l'avenue des Champs-Elysées, la "plus belle avenue du monde" aura encore un peu plus sa place au souvenir des lieux choisis  comme "théâtre" de la barbarie en plein Paris. 


Encore un peu plus, car à l'instar de ce désormais funeste 20 avril 2017, cet emblème de Paris, passage obligé des touristes  ou encore lieu de fête et de rassemblement populaire, a déjà été la cible d'attaques terroristes par le passé. Et cela trois fois en l'espace de... huit mois au cours de l'année 1986, causant la mort de cinq personnes.

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Attaque des Champs-Elysées : retour sur le déroulé de la soirée

3 février 1986 - "Galerie Claridge"

Le 3 février 1986, à 21h20, une bombe cachée dans une poubelle explose dans la galerie du Claridge, au numéro 74 de l’avenue. Une personne est tuée, huit autres sont blessées. Un attentat revendiqué sous le nom de "Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient" (CSPPA) dans le but d'obtenir la libération des trois terroristes détenus en France : Anis Naccache (réseau iranien), Georges Ibrahim Abdallah (réseau libanais FARL) et Varadjian Garbidjan (réseau arménien Asala).


Trente et un an plus tard, la galerie a été transformée, mais elle porte toujours le même nom. Aujourd'hui, plusieurs milliers de touristes passent devant chaque jour sans se douter une seule seconde du drame qui s’y est joué, faute de plaque commémorative inaugurée sur les lieux.

20 mars 1986 - "Galerie du Point Show"

Elle se situe une vingtaine de mètres plus loin, et s'appelle aujourd'hui "Galerie 66". Connue  pour abriter le Zaman Café d'où a démarré "l’affaire Zahia" impliquant des joueurs de l’équipe de France de football en 2010, la galerie a été le théâtre d'une explosion le 20 mars 1986, juste devant le café de Colombie. 


Bilan : deux morts et 29 blessés, dont 9 graves. Attentat de nouveau revendiqué par le CSPPA à Beyrouth (Liban) pour le compte du Hezbollah.

14 septembre 1986 - "Pub-Renault"

Une bombe est découverte au Pub Renault - sur le trottoir d'en face - avenue des Champs-Élysées à Paris sous une table du restaurant par un maître d'hôtel, Jean-Claude Blanger. Celui-ci prend le paquet suspect, le descend au sous-sol, remonte. Il prévient deux policiers en faction. L'engin explosif se déclenche au moment où ils redescendent tous les trois. Les deux policiers sont tués, Jean-Claude Blanger blessé.


Les trois lieux ont depuis beaucoup évolué. Certains noms ayant même changé. Tout comme leur apparence. Mais ils sont toujours identifiables pour qui se souvient des drames qui s'y sont noués. Tout près de la fusillade qui a eu lieu jeudi, le store Marks & Spencer du 104 avenue des Champs-Elysées devrait également rentrer - malgré lui - dans ce cercle fermé... 

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