Attentats de Paris : sécurité (encore) renforcée dans les transports en commun

Attentats de Paris : sécurité (encore) renforcée dans les transports en commun

SECURITE - Après les attentats de Paris de vendredi, la question de la sécurité dans les transports en commun, notamment franciliens, se pose.

Cette fois-ci, ce sont les bars et lieux de sortie qui étaient visés. Mais les attentats de Paris de vendredi relancent la crainte d’une attaque dans les transports franciliens. Ces lieux, hautement fréquentés, sous terre, sont de fait une cible idéale. Forcément, les Parisiens qui les empruntent ce lundi matin pour rejoindre leur lieu de travail l’ont en tête. D’autant que les évènements récents ravivent le souvenir des attentats de 1995 : entre juillet et octobre 1995, la France était touchée par huit attentats dans le métro, qui avaient fait huit morts et 200 blessés.

Dans les faits, la sécurité dans les transports est déjà renforcée sur les réseaux ferroviaires et RATP depuis les attentats de janvier dernier, dans le cadre du plan Vigipirate. Celui-ci se traduisait par l’activation de cellules de crise dans les services de l’Etat et chez les gestionnaires d’infrastructures, par une présence accrue des forces de l’ordre dans les lieux sensibles, et par un renforcement des contrôles. Depuis l'attaque déjouée du Thalys en août, les messages de vigilance sur le réseau avaient été renforcés, et un numéro national (le 3117) avait été mis en place pour "signaler des situations anormales". Ces mesures restent en vigueur.

300 policiers et gendarmes de plus dans le métro

Mais dès ce lundi, dans le métro, la sécurité a encore été augmentée d’un cran. "300 policiers et gendarmes supplémentaires patrouillent sur le réseau", indique à metronews une porte-parole de la RATP. Une "attention particulière" est notamment portée aux endroits les plus fréquentés, les grandes gares et stations les plus importantes. Les 1000 agents de sécurité de la RATP vont également être redéployés en "collaboration étroite" avec les services de police.

A la SNCF aussi, la prudence est de mise. "Trois choses changent", a détaillé Guillaume Pepy, patron de la SNCF lundi matin sur France Info . "Le préfet de police a renforcé les effectifs de police et de gendarmerie qui patrouillent dans les gares. Le ministre de la Défense a fait la même chose pour les effectifs militaires", a-t-il expliqué, sans donner pour autant de chiffres. Le service de sécurité de la SNCF, reconnaissable en gare avec les tenues bleues estampillés "Sûreté SNCF" est lui aussi mobilisé "avec la totalité des effectifs". Les panneaux lumineux sont enfin consacrés en totalité au rappel des consignes de Vigipirate et des précautions à prendre. Le président a également indiqué que des contrôles étaient faits, mais "de façon aléatoire", pratiquer des contrôles systématiques n'étant pas possible.

Plus généralement, SNCF et RATP appellent les voyageurs à la vigilance. "Si vous repérez des comportements ou des situations suspects ou anormaux, il ne faut pas hésiter à prévenir nos agents, qui sont sensibilisés, formés, et mobilisés", précise la RATP. D’autres mesures pourraient suivre. Le président du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a indiqué lundi qu’un conseil d’administration extraordinaire du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) se tiendrait lieu mardi matin afin de faire "un point détaillé des mesures de sécurité renforcées". Y participeront le préfet de police, la directrice de la RATP et le président de la SNCF.

A LIRE AUSSI
>> EN DIRECT - Attentats de Paris : François Hollande s'exprime devant le Congrès réuni à Versailles
>> Minute de silence devant le Carillon après les attentats : "Il faut rester droit dans nos bottes"
>> Attentats de Paris : comment ne pas céder à la peur collective ?

EN SAVOIR +
>> Notre dossier complet sur les attentats du vendredi 13 novembre

Plus d'articles

Sur le même sujet

En ce moment

Rubriques