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Les interpellations, menées par la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ parisienne, se sont déroulées à 6 heures ce matin en région parisienne, à Rouen et dans le Gard, sur commission rogatoire de deux juges d’instruction. Les braqueurs présumés, mais aussi des complices et des proches, figurent parmi les cibles arrêtées.
Les dix-sept suspects sont soupçonnés d’être derrière l’un des plus spectaculaires "saucissonnages" opérés ces dernières années. Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, six voyous vêtus de vestes siglées "Police" avaient braqué le concierge du No adress, un luxueux et discret hôtel situé rue Tronchet, dans le VIIIème arrondissement de la capitale. Il avaient ensuite ligoté et menacé Kim Kardashian avec une arme à feu. La jeune femme dormait seule dans sa chambre à ce moment-là, en l’absence de son garde-du-corps.
Le gang était ensuite reparti à pieds et à vélo avec les bijoux de la starlette américaine, un butin estimé à environ 9 millions d’euros. Dans leur fuite, les voleurs avaient fait tomber dans une rue voisine une croix en platine, ornée de diamants, évaluée à 30.000 euros. Une erreur fatale, qui aura permis de considérablement accélérer l’enquête.
Toujours selon nos informations, plusieurs des principaux suspects - qui comptent au moins trois femmes - sont de vieilles figures de la voyoucratie, certains appartenant même au grand banditisme. Les "saucissonneurs" présumés (au moins 2 Algériens et 14 Français, essentiellement membres de la communauté des gens du voyage) n’en sont pas à leur coup d’essai, certains étant de vieux clients de la BRB. Ils sont âgés de 23 à… 72 ans !
La garde-à-vue des braqueurs présumés dans les locaux de la BRB peut durer 96 heures au total. Un "tapissage" - une présentation des suspects derrière une vitre sans tain – devrait être proposé à Kim Kardashian dans les prochaines heures à New-York via une visio-conférence avec des agents du FBI, la police fédérale américaine.
Des perquisitions sont en cours ce matin aux domiciles des suspects pour tenter de retrouver ces bijoux dérobés. Les récentes enquêtes policières démontrent que, généralement, les voyous n’arrivent à obtenir que 20% de leur valeur en les revendant au "marché noir" à des bijoutiers peu scrupuleux.
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