Chat torturé à mort à Draguignan : "Cet animal a subi des violences extrêmes, pas question d’en rester là"

Chat torturé à mort à Draguignan : "Cet animal a subi des violences extrêmes, pas question d’en rester là"

FAIT DIVERS - Un félidé a été retrouvé mort mercredi matin à Draguignan (Var) par une bénévole de la société Les amis des chats. L’animal aurait été torturé à mort "par une bande de jeunes du quartier", selon des témoins. L’association portera plainte ce jeudi à 14 heures et la Fondation Bardot va se constituer partie civile.

Comme chaque matin, cette bénévole de l’association Les amis chats à Draguignan allait nourrir les animaux avant de partir travailler. Mais mercredi matin, elle s’est effondrée en découvrant le corps sans vie d’un des chats du quartier de la place aux Herbes dont elle s’occupe au quotidien, comme une dizaine d’autres félidés du secteur. 

"Cette bénévole m’a appelé à 7h30 mercredi matin. Elle était en larmes, elle arrivait à peine à parler, rapporte très ému Alain Manjard, président de l’association joint par LCI ce jeudi matin. Elle a retrouvé le chat sous un porche, il y avait du sang partout. Il a été torturé à mort, il a été massacré et a reçu de nombreux coups. Son  crâne était défoncé, il avait l’œil éclaté… Horrible".


 Le rapport du vétérinaire faisant état des séquelles doit être remis à l'association  ce jeudi matin. Le président se rendra ensuite à 14 heures avec ce document au commissariat pour porter plainte contre X pour tortures et actes de barbarie sur un animal. "Cet animal a subi des violences extrêmes, pas question d’en rester là", souligne Alain Manjard. 

Des témoins qui ont peur de parler

Qui sont alors le ou les auteurs de ces faits ? L’association Les amis des chats affirme avoir eu les témoignages de plusieurs voisins ayant assisté à une partie de la scène. "Deux personnes, des riverains, nous ont dit avoir vu une bande d'adolescents – quatre garçons et une fille - sous ce porche dans la nuit de mardi à mercredi entre minuit et deux heure du matin, poursuit le président de l’association. Ils ont regardé par leur fenêtre après avoir entendu du bruit. Des jeunes visiblement fiers de ce qu’ils venaient de faire". 


Alain Manjard redoute pourtant que sa plainte ne mène à rien : "Les auteurs de ces actes sont identifiés par les gens du quartier. Nous avons leurs noms. Mais les témoins ont peur de témoigner auprès des forces de l’ordre. Ils ont été menacés à plusieurs reprises. Ils préfèrent souvent ne pas aller plus loin que de rapporter ce qu’ils ont vu aux bénévoles. Pourtant, leurs témoignages sont essentiels pour que justice soit faite". 

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La Fondation Bardot partie civile

Var Matin, qui a révélé l’affaire mercredi, indiquait que "La Fondation Brigitte Bardot aurait été saisie de cette scabreuse affaire". Contactée par LCI ce jeudi, celle-ci  confirme : "Nous allons nous constituer partie civile dans ce dossier". 


"Si on ne peut plus rien faire pour cette pauvre petite bête, on peut sans doute éviter à d’autres de subir le même calvaire", conclut Alain Manjard  qui espère que les auteurs seront "punis" pour ce qu'ils ont fait. 

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