Corruption de mineure : Jean-Luc Lahaye soupçonné de "jouer la montre"

Corruption de mineure : Jean-Luc Lahaye soupçonné de "jouer la montre"

JUSTICE - Le procès en appel du chanteur star des années 80 pour corruption de mineure, prévu ce vendredi, a été renvoyé au 1er avril, son avocat n’ayant pas eu le temps de préparer sa défense. Jean-Luc Lahaye, absent à l'audience, avait été condamné en première instance à un an de prison avec sursis. Le procureur de la République le soupçonne de "jouer la montre". Metronews, sur place, vous raconte.

Jean-Luc Lahaye cherche-t-il à gagner du temps ? Le chanteur de charme, poursuivi pour corruption de mineure, a changé une énième fois d’avocat à l’ouverture de son procès ce vendredi devant la cour d’appel de Paris. La star des années 80, condamné à un an de prison avec sursis en première instance, n’était pas physiquement présent à l’audience mais s’était fait représenter par une nouvelle robe noire qui a demandé le renvoi du procès, n’ayant pas "eu le temps suffisant pour préparer sa défense". La cour a accepté sa demande, renvoyant l’audience au 1er avril 2016.

Timing important

"Il ne faudrait pas que Jean-Luc Lahaye joue la montre", a averti le procureur général. Car le timing dans cette affaire est crucial et pourrait avoir une influence sur le timing du procès. Le 6 avril prochain, la victime, qui avait moins de 15 ans à l’époque des faits, sera majeure. Et si le procès avait lieu après cette date, sa mère qui dispose aujourd’hui d’un mandat pour la représenter, serait écartée de la procédure. Un détail important puisque l’adolescente au cœur de l’affaire défend elle-même le chanteur. "Tout le monde doit savoir que c’est sérieux entre nous. […] Je suis assez grande pour savoir si j'ai été corrompue ou non -  ce que je n'ai jamais été. […] Je suis beaucoup plus attirée par les hommes mûrs", avait-elle indiqué le 28 mai 2015 dans une interview accordée à Closer .

A 63 ans, l’interprète de "Papa chanteur" est soupçonné d’avoir demandé à cette jeune fille de s’adonner à des jeux sexuels par webcam interposée, ce qu’il conteste. L’enquête a démontré que l’ancienne star connaissait la date de naissance de la jeune fille avec qui il "chattait". Condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris le 18 mai dernier, le chanteur avait fait appel. Au risque de se voir infliger une peine plus lourde. "Il n’est pas improbable que je demande une peine nettement supérieure à la première instance, sauf si Jean-Luc Lahaye se désiste de son appel", a prévenu le procureur général ce vendredi. De son côté, la défense du chanteur a annoncé qu’elle demanderait à la cour de le relaxer.

Avocat ou pas, ultime renvoi

Le marathon judiciaire du "chanteur à midinettes" - comme il se surnomme lui-même -, n’est donc pas fini. D’autant qu’il reviendra le 24 mars au palais de justice de Paris dans l’affaire de diffamation qui l’oppose à la chanteuse Julie Piétri. Le tribunal devra décider s’il le juge ou non pour avoir lancé à la radio, alors qu’on l’interrogeait sur son penchant pour les jeunes femmes : "Est-ce qu'il faut que je me tape Julie Pietri ? Non merci." Le même jour, il était condamné à un an de prison avec sursis pour corruption de mineure.

"L’audience [du procès en appel] se tiendra" le 1er avril, même si Jean-Luc Lahaye change à nouveau d’avocat à quelques jours du procès, a averti la présidente de la cour. L’avocat, qui le représentait vendredi, a récusé toute forme de "tactique". Mais il a prévenu la cour qu’il avait ce jour-là un déplacement à l’étranger et qu’il ne pourrait garantir sa présence à l’audience.

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