Défenestrations dans le Val d’Oise : la mère dans un "état critique", "pronostic vital toujours engagé" pour l'un des trois enfants

Défenestrations dans le Val d’Oise : la mère dans un "état critique", "pronostic vital toujours engagé" pour l'un des trois enfants

FAIT DIVERS - Un femme âgée de 44 ans et ses trois enfants ont été hospitalisés mercredi matin après une chute du 4e étage de leur immeuble situé à Montmagny (Val d'Oise). Selon le procureur, la mère de famille se trouve toujours "dans un état critique" et le pronostic vital d'une de ses filles, âgée de 8 ans, est "toujours engagé".

Que s'est-il passé mercredi à l'aube dans cet appartement situé au 4e étage d'un immeuble du quartier des Lévriers à Montmagny (Val d'Oise) ? Au lendemain de la défenestration d'une mère de famille et de ses trois enfants, les raisons qui ont poussé cette femme à jeter ses deux filles et son petit garçon par la fenêtre, avant de se lancer elle-même dans le vide, restent floues. 


Mercredi dans la soirée, on apprenait que les pronostics vitaux de Roseline, 10 ans, et d'Anthony, 5 ans, n'étaient plus engagés.  "Roseline, qui avait de multiples fractures et qui a été transportée par hélicoptère à l'hôpital d'Amiens, a été opérée dans la journée. Anthony, qui comme Perpetua a été emmené à Necker, a 30 jours d'ITT. Leurs jours ne sont plus en danger, mais ils auront des séquelles", indiquait alors une source proche du dossier à LCI. 


Ce jeudi, le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier, indique à notre rédaction que la mère de famille, âgée de 44 ans et hopitalisée à l'hôpital Beaujon, se trouve "dans un état critique", et que le pronostic vital de Perpetua, 8 ans, est"toujours engagé". 

Des témoignages importants

"Les témoignages des enfants sont très importants dans ce dossier, insiste une source judiciaire. Le père n'était pas présent au moment du drame, il était au travail. Il n'y a qu'un témoin direct de la scène, qui a vu deux corps au sol et deux corps tomber. On ne sait pas si la mère de famille pourra un jour s'expliquer. La fille aînée, qui a 10 ans, pourrait donner des éléments essentiels".  


Le père de famille a été entendu mercredi par les enquêteurs. Selon plusieurs sources policières, la quadragénaire "avait des crises d'angoisse depuis trois jours", "ne dormait pas" et aurait évoqué "la présence de méchants" dans son appartement. Des informations que le procureur de la République Yves Jannier ne souhaite pas commenter. 

Tout un quartier sous le choc

"Les élèves et les parents du groupe scolaire accusent le coup. Ce jeudi, beaucoup étaient en pleurs. Ils ont réalisé l'ampleur du drame", nous confie le maire de Monmagny, Patrick Floquet, qui s'est entretenu à plusieurs reprises avec la directrice du groupe scolaire Les Lévriers où les trois enfants étaient scolarisés. Dès mercredi, une cellule psychologique avait été mis en place au sein de l'établissement, et une lettre a été donnée aux parents d'élèves. 

Vers midi, jeudi, plusieurs personnes s'étaient rendues au pied de l'immeuble pour y déposer des fleurs. "Certains habitants sont convaincus que des victimes sont décédées. Il y a beaucoup de rumeurs dans le quartier. Aux dernières nouvelles, tout le monde était en vie heureusement", commente le maire DVD. 

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