Déraillement du TGV : pas d’enfant parmi les victimes

Déraillement du TGV : pas d’enfant parmi les victimes

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SNCF - Le parquet de Strasbourg a indiqué que les quatre mineurs qui se trouvaient parmi les passagers du TGV qui a déraillé samedi en Alsace ne comptent pas parmi les victimes. Les causes du drame ne sont toujours pas connues. L’hypothèse d’un sabotage n’est “pas privilégiée” par les enquêteurs.

Ils étaient quatre, âgés de 10 à 15 ans. Les mineurs qui se trouvaient à bord du TGV d’essai qui a déraillé samedi en Alsace, ne comptent pas parmi les onze morts de la tragédie, ni parmi les blessés graves. Ils faisaient partie des "invités" à bord du train à l’occasion de ce voyage-test. Selon le procureur adjoint de Strasbourg, ils n’ont été blessés que légèrement.

Leur présence , néanmoins, tout comme celle d’autres passagers, reste à éclaircir. Ce week-end, le patron de la SNCF Guillaume Pepy s'était publiquement étonné de leur embarquement. "Ça n'est pas une pratique que la SNCF reconnaît. On n'est pas dans une phase touristique ou dans une phase amicale. Un train de test est un train de test", a-t-il déclaré sur France Info.

Pronostic vital engagé pour quatre passagers

Au total, 53 personnes étaient à bord du train. Onze sont mortes et 42 ont été blessées. Un bilan qui, malheureusement, “n’est pas définitif” selon le procrueur adjoint. Le pronostic vital de quatre personnes est encore engagé.

L'accident - premier déraillement mortel dans l'histoire du TGV depuis sa mise en service en 1981- a eu lieu à Eckwersheim, à une vingtaine de kilomètres au nord de Strasbourg, lors d'un essai sur la ligne à grande vitesse qui doit être mise en service au printemps 2016 et doit mettre Strasbourg à 1h48 de Paris, contre 2h20 actuellement.

Le conducteur estime avoir "parfaitement respecté la vitesse"

"On n'exclut absolument aucune cause" pour expliquer cet accident, mais "l'hypothèse d'un sabotage ou d'un acte criminel, d'un attentat (...) n'est pas privilégiée", a indiqué le parquet, qui s'apprête à ouvrir une information judiciaire pour "homicide et blessures involontaires".

Le conducteur, un professionnel "très expérimenté" qui n'a été que "très légèrement blessé" dans l'accident, a affirmé aux enquêteurs "avoir parfaitement respecté la vitesse qui lui était assignée sur ce tronçon", c'est-à-dire 176 km/h, selon le procureur adjoint. Cependant, seul l'examen des boîtes noires, "a priori tout à fait exploitables", permettra de vérifier ce point. 

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