Des migrants agressés à Dunkerque, sept hommes mis en examen

Des migrants agressés à Dunkerque, sept hommes mis en examen

NORD – Sept personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire, vendredi 12 février soir, après l'agression de cinq migrants à Loon-plage (Nord), près de Dunkerque, dans la nuit de mercredi à jeudi.

L'enquête progresse après l'agression de cinq migrants, survenue à Loon-plage (Nord) dans la nuit de mercredi à jeudi. Les sept hommes arrêtés en flagrant délit ont été mis en examen et placés en détention provisoire, a annoncé vendredi soir le parquet de Dunkerque, pour "violences volontaires commises en réunion n'ayant pas entraîné d'ITT " et "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes".

"Armés pour se défendre"

Les sept hommes avaient été interpellés par des policiers après avoir repéré deux véhicules s'arrêtant dans une lande déserte, utilisée par les migrants du camp de Grande-Synthe pour tenter de monter à bord de camions pour gagner l'Angleterre. Les policiers rapportent avoir vu les sept hommes se rendre dans un bosquet "alors que plusieurs migrants sortaient de cette zone en courant". Les victimes, des Kurdes irakiens, leur avaient expliqué avoir été "agressés par plusieurs personnes".

Les sept prévenus, âgés de 24 à 47 ans, sont originaires du Pas-de-Calais, de la région parisienne et de Bretagne. Durant la garde à vue, celui qui se présente comme le leader du groupe a déclaré "s’être rendus près du Port de Loon-plage afin de prendre des photographies pour alimenter un site Internet" et a reconnu que trois d’entre eux s’étaient armés "de barres de fer pour se défendre contre les migrants en cas d’agression", rapporte le substitut du procureur de la République de Dunkerque, Marie Grollemund.

Barres de fer et lacrymo

Lors de leur interpellation, aucun appareil photographique n'a toutefois été retrouvé sur eux. Les policiers ont retrouvé deux barres de fer sur les lieux de l'agression, et une troisième ainsi qu'une bombe lacrymogène dans l'un des véhicules.

Il y a une semaine, une information judiciaire a ainsi été ouverte pour l'agression avec arme de trois Syriens dans la nuit du 20 au 21 janvier à Calais, où entre 3700 et 4500 migrants vivent dans la "Jungle". Mais selon le procureur de Dunkerque, rien ne prouve que les sept hommes arrêtés jeudi soient les auteurs de cette agression.

EN SAVOIR PLUS >> Jungle de Calais : les agressions de migrants par des hommes cagoulés se multiplient

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