Disparition de Maëlys : les chasseurs toujours mobilisés pour trouver le moindre indice

FAIT DIVERS – Mercredi 27 septembre, cela fera un mois que Maëlys, 9 ans, a disparu au cours d’une fête de mariage organisée à Pont-de-Beauvoisin dans l’Isère. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour tenter de retrouver la fillette. Les chasseurs de la région participent eux aussi aux recherches et scrutent le moindre indice à l’occasion de la pratique de leur sport sur un vaste périmètre du département.

Deux jours avant l’ouverture de la chasse, le dimanche 10 septembre, les associations de chasseurs de la région ont reçu de la part de la gendarmerie de l’Isère un courrier peu habituel. L’objet de cette missive : "Recherche de la disparition de Maëlys". 


Son contenu : "Dans le cadre de la disparition de Maëlys et dans le cadre de vos activités de chasse, nous vous demandons en cas de découverte de la jeune fille, ou de tout autre objet pertinent pouvant intéresser l’enquête, de faire le nécessaire pour la préservation des indices. C’est-à-dire que, dans la mesure du possible, il faudrait éloigner vos chiens de la zone, ne rien toucher et prévenir les services de gendarmerie  (17). 


Noël Reynaud, Président de l’Association Intercommunale de Chasse, Les Chasseurs Unis, comme les soixante membres de son association n’ont pas pris les consignes à la légère, loin de là. "Cette affaire a bouleversé toute la région. On ne sait pas où est la petite Maëlys, on ne sait pas si elle est en vie ou pas…  Pour nous, aider aux recherches était une évidence". 

Tout scruter à la recherche du moindre indice

Le week-end qui a suivi la disparition de Maëlys, près d’un millier de personnes a participé à une battue citoyenne. D’autres ont poursuivi les recherches individuellement, de manière spontanée et suivant le temps libre dont elles disposaient." Ces citoyens, venus de l’Isère mais aussi de Savoie, du Jura, et de bien d’autres départements français, ont fait un excellent travail, sur les sentiers, les chemins, en fouillant du regard le secteur. En tant que chasseurs, notre travail a été complémentaire. Nous connaissons très bien les bois, les prés et les ruisseaux de la région. Nous allons dans les bois et dans les champs et pas seulement en lisière", explique Noël Reynaud. 


Depuis trois semaines maintenant, à chacune des parties de chasse, le président et ses bras droits ne manquent pas de rappeler "les instructions qui ont été données par la gendarmerie" et demandent à  chacun de leurs membres d’avoir une attention particulière pour "tout élément qui pourrait attirer l’œil". Les chasseurs ont en tête par exemple que l'enfant était, d'après la photo prise au mariage et diffusée sur l'appel à témoins, vêtue de blanc. Ils savent également que  le suspect s'est débarrassé du short qu'il portait le soir du mariage et que ce vêtement était lui aussi de couleur blanche...


"Nous prêtons une attention toute particulière à certains détails comme les mouvements de terrain, les levées de feuilles ou les signes assez faciles à voir comme le grattage des bêtes sauvages. Si le corps de petite a été enterré, il y a de fortes chances  qu’un jour ou l’autre, il y ait une bête sauvage, blaireau ou renard par exemple, qui vienne fouiller", poursuit Noël Reynaud. 

"Regarder de plus près les fosses à lisier"

Les recherches des chasseurs, comme celles des gendarmes, n'ont à ce jour rien donné. Un mois après sa disparition, alors qu'un homme a été mis en examen et écroué pour "enlèvement et séquestration", la petite Maëlys reste introuvable. 

"Au fur et à mesure que le temps passe, c'est très compliqué d'arriver à se maintenir dans l'espoir positif des premiers jours, commente Noël Reynaud... Nous appréhendons de découvrir le corps sans vie de cette fillette et d'avoir, dans ce cas, à composer le 17 pour alerter les gendarmes". 


Selon ce dernier, outre les lacs, bois et champs, d'autres lieux mériteraient d'être regardés de plus près... "Il y a deux cents fermes environ sur le secteur. Le suspect connaît la région par cœur. Il est étonnant que les gendarmes n'aient pas regardé de plus près les fosses, estime le Président de l’Association Intercommunale de Chasse, Les Chasseurs Unis, également "'fils de paysan". 


La chasse doit se poursuivre jusqu'au 28 février prochain. "Jusque-là et même après s'il le faut, nous rechercherons la petite. Aujourd'hui, nous sommes sur le terrain et nous le serons encore après la fermeture de la chasse pour l'entretien du territoire, nous foulons le sol sur près de 2000 hectares répartis sur plusieurs communes. En ce moment, beaucoup d'autres personnes sont dans les bois, les ramasseurs de champignons, de châtaigne, les promeneurs, les cavaliers. Ils peuvent potentiellement retrouver la petite ou des éléments pouvant permettre de faire avancer l'enquête. Chaque élement doit être pris en compte. l'enjeu est trop important", conlut Nël Reynaud. 

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Disparition de Maëlys à un mariage

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