Drogue : une antenne de lutte contre les "mules" créée en Guyane

Drogue : une antenne de lutte contre les "mules" créée en Guyane

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POLICE – Sept nouveaux enquêteurs sont installés ce mardi en Guyane au sein de la police judiciaire. Avec un objectif prioritaire : lutter contre les trafics de stupéfiants qui rongent le département.

Les "mules" suivies à la trace. Les commanditaires aussi. De nouveaux enquêteurs sont installés ce mardi en Guyane pour lutter contre les trafics de stupéfiants. Un nouveau détachement de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) vient d’être créé au sein de la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ). En tout, 7 policiers ont été affectés à ce nouveau service – ils seront 9 en septembre prochain.


En Guyane, le département français qui compte le plus d’homicides par arme à feu, casses et braquages, par rapport au nombre d’habitants, la lutte contre la drogue est devenue une priorité. "80 à 90% des gardes à vue de la police judiciaire sont en raison des trafics de stupéfiants", détaille à LCI le commissaire Christian Nussbaum, commissaire divisionnaire à la tête de la direction interrégionale de la PJ Antilles-Guyane.


La plupart des gardés à vue sont des suspects chargés d’acheminer la drogue en métropole. Ces "mules" la transportent dans des valises ou l’ingère en capsule. Avec parfois des conséquences dramatiques. "Il y a trois semaine, l’un d’entre eux est décédé dans un avion, en vol", poursuit le commissaire. "Ce sont bien souvent une population jeune, défavorisée, qui se font littéralement gavés et envoyés pour transporter la marchandise. Le but de ce renfort policier est surtout de remonter les filières", conclut-il.

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