Attentat raté sur les Champs-Elysées : le terroriste est mort asphyxié

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ATTAQUE - Un homme a percuté en voiture un fourgon de la gendarmerie lundi après-midi près des Champs-Elysées. Fiché S pour radicalisme, l'auteur de l'attaque, âgé d'une trentaine d'années, est décédé. Mardi matin, un stock d'armes a été retrouvé à son domicile, tandis que quatre de ses proches ont été placés en garde à vue.
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INFO TF1


D'après nos informations , Adam D. est mort des suites d'une défaillance cardio-respiratoire à la suite d'une forte inhalation de fumée.  D'après le rapport d'autopsie, des lésions ont également été observées sur son corps dûes à l'effet de "blast" dans l’habitacle après la collision. Aucune fracture ou blessure par arme à feu n’a en revanche été décelée.

ENQUETE 


Dans sa lettre-testament destinée à son beau-frère, l'assaillant affirme avoir joué "double jeu" en constituant un arsenal dans le cadre de son activité de tir sportif en vue de commettre un attentat, a indiqué une source à l'AFP. 

ENQUETE


Une lettre-testament dans laquelle l'assaillant a prête allégeance au chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a été retrouvée par les enquêteurs. 

ALLEGEANCE 


Adam D. aurait prêté allégeance à l'organisation Etat islamique (EI) dans une lettre transmise à son beau-frère, selon les informations de l'Express. 

EXPLICATIONS 


"En principe, une personne fichée S ne peut pas obtenir ce type d'autorisation mais il peut l'avoir obtenue avant d'être fiché. Sinon c'est un loupé administratif", a expliqué à LCI Me Laurent-Franck Lienard, avocat spécialisé dans le droit relatif à la détention d'armes. 

#ENQUÊTE 


Il s'était également rendu trois fois en Turquie entre janvier et août 2016 sans être inquiété.

INFO TF1/LCI - L'assaillant des Champs-Elysées faisait l'objet d'un mandat d'arrêt en Tunisie pour des faits de terrorisme

INFO TF1/LCI - L'assaillant des Champs-Elysées faisait l'objet d'un mandat d'arrêt en Tunisie pour des faits de terrorisme

#INFO TF1/LCI


Au sujet du port d'armes :

- Adam D. était membre du club de tir Etrechy Tir Sportif, affilié à la Fédération française

- Le club lui avait donné un avis préalable pour qu’il puisse acheter des armes pour le tir sportif

- A l’été 2015, il a acheté 5 armes : 3 pistolets automatiques + 2 carabines (dont une de type AK47)

- Au total, il a acheté légalement 3 armes de poing + 2 fusils automatiques + 4 fusils de chasse

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Le 23 novembre 2015, la préfecture de l'Essonne a décidé de procéder à une perquisition administrative chez l'assaillant et de l’assigner à résidence. Cette perquisition n'a jamais eu lieu à cause d'un imbroglio juridique. 


En septembre 2016, la décision de la perquisition administrative est abandonnée au profit d'un entretien administratif. Convoqué deux fois en mai 2017, Adam D. n'est jamais venu, prétextant être malade. Hier, il était convoqué pour la troisième fois et avait dit il y a trois jours au téléphone qu'il comptait se rendre à cette convocation.

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Le profil de l'assaillant :

- Il a été fiché S par la DGSI en septembre 2015

- Son casier judiciaire était vierge et il était inconnu dans les fichiers de la police

- En septembre 2016, la DGSI a de nouveau établi qu'il ne cherchait pas à commettre un attentat et qu'il n'était pas mêlé à une filière djihadiste

#INFO TF1/LCI


L'assaillant était père de deux enfants, nés en 2010 et 2014.

Sa dernière adresse professionnelle connue se situe à Evry.

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L'autopsie du corps de l'assaillant a lieu depuis ce matin afin de déterminer les causes de sa mort. Il est possible qu'il soit mort asphyxié par un gaz. En outre, il a peut-être perdu le contrôle de son véhicule avant d'heurter les gendarmes.

#ENQUÊTE


L'autopsie de l'assaillant est en cours. elle devrait permettre de déterminer les causes de sa mort. Selon nos informations, l'hypothèse d'un décès par asphyxie lié à un gaz a été émise. Il pourrait dans ce cas avoir percuté les gendarmes après avoir perdu le contrôle du véhicule. Pour le moment, aucun résultat ne confirme cette possibilité. 

#INFO TF1/LCI


Deux des soeurs d'Adam D. sont mariées à des islamistes radicaux connus des services de renseignement et mêlés à des affaires de terrorisme. L'une d'elles s'était réfugiée au commissariat l'an dernier pour échapper à son époux qui tentait de l'emmener de force en Syrie avec leurs trois enfants.

#INFO TF1/LCI


Adam D. s'est rendu à Istanbul à trois reprises entre janvier et août 2016. À chaque fois, il disait se rendre en Turquie dans le cadre de son activité professionnelle dans les minerais. Il a depuis 2015 une société d'extraction de minerais.

#INFO TF1/LCI


Depuis septembre 2014, Adam D. faisait l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice tunisienne pour des faits de terrorisme.

#INFO TF1/LCI


Dans la voiture de l'assaillant, les policiers ont retrouvé :

- 9.041 munitions

- deux bonbonnes de gaz de 13 kilos

- un pistolet automatique

- une carabine

- un sac tactique

- un ordinateur portable

- deux CD de prêches


Lors des perquisitions à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé :

- de nombreuses armes à feu

- des barils de poudre

- des talkies-walkies

- des détecteurs de mouvements

#ENQUÊTE


Un "stock d'armes" a été retrouvé au domicile de l'assaillant. 

#PORTRAIT


L'assayant, fiché S, avait le droit de détenir une arme et s'entraînait régulièrement.

 #DÉTENTION D'ARME


"Personne ne peut se satisfaire du fait que quelqu'un puisse faire l'objet d'un signalement et conserver cette autorisation [de détention d'une arme]", a déclaré Edouard Philippe ce matin sur BFMTV. 

Le Premier ministre a également expliqué pourquoi il n'était pas judicieux de la lui retirée au moment où il a été fiché S : "Si on lui retire son autorisation, il va bien se douter de pourquoi". 

#INTERPELLATION


Le père de l'assaillant a confié à l'AFP que son fils "avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir".

#DÉNI


"Je suis choqué, je voudrais comprendre ce qu'il s'est passé. L'oncle de l'assaillant ne veut pas croire à un acte terroriste. 

#DERNIÈRE MINUTE


Selon nos informations, le père, le frère, la belle-soeur et l'ex-épouse de l'assaillant sont en garde à vue. Cela intervient à la suite des perquisitions menées hier.

ENQUETE


Selon les informations des enquêteurs, l'assaillant présumé possédait au total une dizaine d'armes à feu en toute légalité, dont un Glock 9mm, et un Sig Sauer 9mm. 

ENQUETE


Une perquisition a été menée ce lundi soir au Plessis-Pâté (Essonne) au domicile du suspect qui vivait avec ses parents. Il était le cadet d'une fratrie "de trois frères et soeurs". Selon son père interrogé par l'AFP, il "avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir". Selon nos informations, il avait obtenu un permis de détention d'arme au mois de février. 

EXCLU


Selon nos informations, le suspect était dans le collimateur de la DGSI depuis 2 ans. Il était notamment soupçonné d’être allé combattre en Syrie. Ce jeune trentenaire avait obtenu de sa préfecture en février une autorisation pour port d’arme car son profil "ne présentait aucun danger". 

OPERATION DE POLICE 


Selon Le Parisien, un périmètre de sécurité a été mis en place autour d'un pavillon au Plessis-Pâté (Essonne) où vivent les parents du suspect. Une équipe de la BRI est sur place. 

ARSENAL 


Selon nos informations, deux bonbonnes de gaz, une arme longue et deux armes de poing ainsi que des munitions ont été retrouvées dans le véhicule du suspect. 

TÉMOIGNAGE


Un témoin qui a assisté à l'attaque sur les Champs-Elysées raconte... 

L'oeil de LCI

VIDÉO 


Les images impressionnantes de l'intervention des forces de l'ordre qui ont extrait le suspect de son véhicule peu après l'attaque. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb  évoque une "tentative d'attentat"  

Notre journaliste sur place explique que le Grand Palais situé à proximité des lieux de l'attaque présumée a été évacué et fermé au public. 

"Les gendarmes ont extrait l'individu du véhicule qui avait foncé sur leur véhicule de tête" - Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

DECLARATION 


"Un escadron de gendarmerie mobile descendait les Champs quand un individu a percuté le véhicule de tête", a expliqué le ministre de l'Intérieur. Cette voiture contenait un certain nombre d’armes et d’explosifs permettant éventuellement de faire sauter cette voiture"

DECLARATION 


"Une nouvelle fois les forces de sécurité ont été visées avec cette tentative d’attentat sur les Champs-Elysées", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. 

DECLARATION 


Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est arrivé sur place et s'exprime devant la presse. Le suspect est "décédé" a-t-il indiqué. 

ENQUETE 


Le suspect fiché S serait âgé de 31 ans. Plusieurs armes ont été retrouvées dans le véhicule avec lequel il a foncé sur un fourgon de gendarmes. 

ENQUETE


Selon nos informations, le suspect est fiché S pour radicalisme par la DGSI. Une bonbonne de gaz, une kalachnikov et deux armes de poing ont été retrouvées à l'intérieur du véhicule.

SUR PLACE


Une bonbonne de gaz a été découverte dans le véhicule. 

RAPPEL DES FAITS 


- Un automobiliste percute un fourgon de gendarmes sur les Champs-Elysées 

- Le véhicule s'embrase 

- Le suspect est extrait de la voiture par les gendarmes

- Le suspect est grièvement blessé

- Une arme est retrouvée sur lui

- L'acte volontaire est privilégié 

- Enquête ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris

- Pas de blessés côté police et gendarmerie

- Périmètre de sécurité et stations de métro autour fermées 

DECLARATION


Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, qui s'est rendu sur place indique que cet événèment "semble" être "un acte délibéré". Le suspect "serait probablement décédé".  

SUR PLACE


Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est sur place. 

Un véhicule a foncé sur un fourgon de gendarmes qui circulait sur les Champs-Elysées lundi après-midi. Des armes et des munitions ont été découvertes dans le véhicule du chauffeur, qui a été extrait du véhicule par les militaires. Le ministre de l'Intérieur a évoqué une "tentative d'attentat" visant "une nouvelle fois les forces de sécurité". Selon nos informations, le suspect, qui est décédé peu après l'attaque, était âgé d'une trentaine d'années et fiché S pour radicalisation. 


La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête. 

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