Femme tuée à Romenay : son fils aurait reconnu les faits

Femme tuée à Romenay : son fils aurait reconnu les faits

ENQUËTE - Le fils de la quadragénaire retrouvée morte chez elle dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile de Romenay (Saône-et-Loire) était toujours en garde à vue vendredi matin. La victime, agent territoriale spécialisée des écoles maternelles (ATSEM), a été tuée de plusieurs coups de couteau.

C'est vers 3 heures du matin dans la nuit de mardi à mercredi que le corps sans vie a été retrouvé dans la cave du pavillon familial de Romenay (Saône-et-Loire). Le mari de la victime, qui cherchait sa femme, l'a découverte morte au sous-sol, recouverte de sang. Il a aussitôt alerté les secours.

Joint par metronews ce jeudi, le parquet de Mâcon a indiqué que le fils de la victime avait été placé en garde à vue mercredi soir à 18 heures. Il était toujours en garde à vue vendredi matin. "Il va y avoir une ouverture d'information judiciaire au pôle criminel de Chalon-sur-Saône, a fait savoir le parquet de Mâcon. Le jeune homme âgé de 21 ans s'est expliqué sur les faits". Selon nos informations, le meurtrier présumé avait un suivi psychiatrique.

"Six ou sept coups de couteau"

L'autopsie pratiquée ce jeudi a révélé que la victime âgée de 47 ans avait été poignardée à plusieurs reprises. "Elle a reçu six ou sept coups de couteau au niveau du cou et de la poitrine, a précisé le parquet. Un couteau, portant des tâches de sang a été retrouvé au domicile et est en cours d'analyse".

Mercredi, le mari de la victime, son fils et des membres de son environnement proche avaient été entendus par les gendarmes de Louhans et de la section de recherches de Dijon co-saisis de l'enquête. Le fils, âgé de 21 ans, sans emploi, vivait avec ses parents. "Il y a de forts soupçons sur cette personne", a précisé le parquet sans vouloir en dire davantage. Le suspect serait un consommateur de cannabis. On ignore si au moment des faits il était ou non dans son état normal ou s'il avait pris des substances qui ont pu altérer son comportement.

"Déchaînement de violences"

Agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) de profession, la quadragénaire ne travaillait pas mardi, le département de la Saône-et-loire étant actuellement en période de vacances scolaires. Elle avait été décrite mercredi par le maire, Didier Gerolt, comme "un très bon élément, très ponctuelle et très assidue".

Le parquet ignorait jeudi à quand remontait précisément le décès. "Les faits ont pu se produire entre mardi matin et mercredi dans la nuit. Il n'y a pas d'horaires connus pour l'instant", a-t-on ajouté. Si la piste du suicide n'est pas exclue, elle est "très très peu probable au regard des blessures et du modus operandi", selon une source proche du dossier. A ce stade de l'enquête, "aucun événement particulier au sein de la famille ne peut expliquer un tel déchaînement de violences", conclut le parquet.

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