Française au pair tuée à Londres : "Elle était la gentillesse personnifiée"

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DRAME - Un couple a été inculpé vendredi pour le meurtre de Sophie Lionnet, une jeune Française au pair dont le corps calciné a été découvert mercredi dans le jardin d'une maison à Wimbledon. La jeune fille de 21 ans était décrite comme "très aimable" et "gentille" par ceux qui l'avaient côtoyée.

"Je ne l'avais pas vue depuis la fin du mois d'août, je pensais qu'elle était rentrée en France." Ce kiosquier du quartier de Southfields, à Londres, est encore sous le choc. Il connaissait bien Sophie Lionnet, 21 ans, Française au pair de Ouissem Medouni et Sabrina Kouider, tous deux mis en examen pour meurtre. 


"Elle venait souvent avec les deux enfants dont elle s’occupait pour leur acheter des bonbons, assure le kiosquier au Parisien. Elle était un peu timide mais très aimable et gentille. Elle parlait plutôt bien anglais mais avec un fort accent français. Elle avait beaucoup d’affection pour les deux petits qu’elle gardait et à qui elle parlait français. Elle était douce avec eux." 


Sophie Lionnet, originaire de Troyes (Aube), vivait au domicile londonien du couple depuis 14 mois et s'occupait de ses deux enfants âgés de six et trois ans. Elle était partie pour apprendre l'anglais. Selon l'Est Eclair, la jeune fille trouvait "sa vie là-bas très dure" et avait demandé à sa mère de lui envoyer de l'argent pour rentrer en France.

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VIDEO - Le témoignage des voisins de Sophie Lionnet

Une jeune fille engagée

Sophie a arrêté ses études à 16 ans mais avait gardé contact avec un groupe d'étude de son lycée, Projet d'Action Media (PAM). Plusieurs de ses anciens camarades lui ont d'ailleurs rendu hommage sur Facebook : "Il n'y a pas de mots pour parler de son destin tragique, elle qui était la gentillesse personnifiée, peut-on lire sur la page du PAM. Elle avait co-réalisé le film sur Anne Frank en 2012. Elle regardait tous les films diffusés sur notre chaîne et laissait un commentaire chaleureux et sensible."


Une amie d'enfance de la victime, citée par le Sun, se rappelle d'une jeune fille "heureuse et aimée de tous". "Sophie avait la conscience sociale d'une personne bien plus mûre que son âge. Elle défendait toutes sortes de causes et voulait faire la différence. Elle était intelligente, sportive et rêvait de faire de la planète un monde meilleur."


Selon un membre du PAM, toujours cité par The Sun, la jeune femme était très engagée dans la défense des droits des animaux, notamment dans la lutte contre le braconnage des éléphants, tués pour l'ivoire de leurs défenses.

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