"Il faut que je te décoince" :  une ex-assistante de l’ambassade du Qatar à Paris porte plainte pour harcèlement sexuel

"Il faut que je te décoince" : une ex-assistante de l’ambassade du Qatar à Paris porte plainte pour harcèlement sexuel

JUSTICE - Une employée de l’ambassade du Qatar a porté plainte pour harcèlement sexuel à l’encontre du secrétaire privé de l’ambassadeur, selon "Le Parisien". Elle avait été licenciée en janvier 2016.

Quand elle est entrée à l’ambassade du Qatar, elle voyait s’ouvrir devant elle une belle carrière. La chute a été rude. Tout juste deux ans après avoir été embauchée, elle a été mise dehors, et est aujourd’hui en dépression, d’après son avocat. Sa carrière est brisée.


Teresa (nom d’emprunt), jeune femme d’origine ukraino-libanaise de 27 ans est entrée en septembre 2014 à l’ambassadeur du Qatar à Paris, comme assistante personnelle de l’ambassadeur.  Elle est titulaire d’un master 2 en géopolitique à la Sorbonne, maitrise le russe, l’arabe, le français, l’anglais. Mais en janvier 2016, elle est remerciée "sèchement", indique Le Parisien, qui rapporte l’histoire ce vendredi. Le motif officiel ? Avoir refusé ce jour-là "d’effectuer une transfert d’appel téléphonique pour un diplomate". Plus généralement, lui est reprochée son insubordination. Mais la jeune femme conteste cette version des faits. Elle dénonce, elle, du "harcèlement sexuel par personne ayant autorité". Elle a déposé une plainte dans le commissariat du 17e arrondissement et saisi les prud’hommes.  

"Tu sais pas ce que tu rates"

D’après la jeune femme en effet, à partir du moment où elle a été embauchée, le secrétaire privé de l'ambassadeur aurait "tout tenté pour la séduire", et "pour la rencontrer en dehors de l’ambassade". Le secrétaire privé allait jusqu’à lui envoyer de nombreuses texto, déplacés. Comme les derniers, qu’elle montre : "Tu veux un bon massage ?", "Tu sais pas ce que tu rates, ma bouche fait des miracles", ou encore "Je pense que tu es coincée et qu’il faut que je te décoince", envoyés le 4 janvier 2016, la veille de son licenciement.  Un autre diplomate aurait lui aussi essayé de l’embrasser. 


Depuis son licenciement, la jeune femme se dit "humiliée, annihilée, désarmée" et peine à retrouver un emploi. Elle est sous anxiolytiques et craint pour son intégrité physique, d’après son avocat. L’ambassade, qui n’a pas donné suite aux sollicitations du Parisien, aurait subordonné toute négociation sur le licenciement au retrait de la plainte pour harcèlement, ce que Teresa s’est refusée à faire. 

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VIDEO. Mélanie 21 ans, ancienne victime du harcèlement

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