L'assaillant du commissariat de Barbès "n'est relié à aucun réseau islamiste"

L'assaillant du commissariat de Barbès "n'est relié à aucun réseau islamiste"

FAIT DIVERS - Tarek Belgacem, l'homme tué début janvier et soupçonné d'avoir tenté d'attaquer des policiers en faction devant un commissariat du 18e arrondissement de Paris, n'a aucun lien avec un réseau islamiste, a affirmé ce vendredi la police allemande.

L'homme abattu par la police française début janvier alors qu'il tentait d'attaquer un commissariat parisien au nom du djihad n'a pas de lien avec un réseau islamiste. C'est la police de la région allemande où Tarek Belgacem a vécu qui l'a affirmé ce vendredi.

"Au cours des deux dernières semaines, nous n'avons découvert dans l'entourage de l'assaillant aucun indice indiquant l'existence d'un réseau islamiste (...). Nous excluons dès lors aujourd'hui qu'il y ait pu avoir un réseau islamiste", a déclaré le chef de la police. "C'est un assaillant isolé. Les services de sécurité français et allemand sont du même avis", a ajouté le chef de la police régionale au sujet de l'homme qui a vécu dans un foyer d'accueil de migrants de l'ouest de l'Allemagne.

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20 identités différentes

Selon la même source, l'enquête a pu établir que l'homme avait été enregistré dans sept pays européens dont l'Allemagne où il était arrivé en décembre 2013 et avait déposé plusieurs demandes d'asile. "L'assaillant a utilisé au moins 20 identités (à travers l'Europe), parfois très similaires, et a donné différents pays d'Afrique du Nord comme lieu de naissance. En Suède, il s'est enregistré comme Géorgien, en France comme Irakien", a précisé la police.

L'assaillant a été identifié comme Tarek Belgacem, un ressortissant tunisien. Le 7 janvier, il était arrivé en courant vers des policiers devant un commissariat d'un quartier populaire de Paris en criant "Allah Akbar", soit "Dieu est grand" en arabe, et en brandissant un hachoir de boucher. Il avait refusé de s'arrêter malgré les sommations des policiers, qui avaient fait feu. Le papier retrouvé sur lui mentionnait une allégeance à l'organisation Daech et une volonté de venger les attaques en Syrie.

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