Meurthe-et-Moselle :  "Elle a reconnu avoir tué son fils qui était autiste"

Meurthe-et-Moselle : "Elle a reconnu avoir tué son fils qui était autiste"

FAIT DIVERS – Une femme de 39 ans a été hospitalisée en psychiatrie ce vendredi, deux jours après que les secours ont découvert le corps sans vie de son fils dans leur appartement de Landres (Meurthe-et-Moselle). Elle est soupçonnée d’avoir tué l’adolescent de 14 ans, qui était autiste.

Quand mercredi matin vers 9h30, les secours, alertés par un voisin, ont poussé la porte de l’appartement situé au premier étage d’un immeuble de la rue de la Gare à Landres (Meurthe-et-Moselle) , elle était  "prostrée". Non loin de cette femme âgée de 39 ans, les sapeurs-pompiers ont découvert le corps inanimé de son fils, Frédéric, 14 ans. " Il était sur un lit couvert de sang. Malgré les soins prodigués, les secouristes n’ont rien pu faire pour le sauver. C'était trop tard",  explique une source proche de l’enquête contactée par LCI.


La  mère de la victime, Séverine M., a été interpellée dans la foulée par les gendarmes. "Elle a reconnu avoir tué son fils qui était autiste. Son temps de garde à vue a été plus que court. Elle a été très vite hospitalisée car elle avait ingéré des produits nocifs, comme si elle avait voulu mettre fin à ses jours... Son état de santé nécessitait un suivi médical urgent", nous indique Béatrice Bluntzer, procureure de la République de Nancy. Ce vendredi poursuit-elle, la mère "sera transférée dans un service de psychiatrie". 

Six coups de couteau

Le parquet a ouvert ce vendredi une information judiciaire pour assassinat à l’encontre de la trentenaire. "Dès qu’elle pourra être entendue, le juge d’instruction procédera à un interrogatoire, ce qui est aujourd’hui impossible. Il décidera ensuite de la mettre en examen ou pas", précise la procureure. 


Selon le rapport d’autopsie, le jeune homme a reçu six coups de couteau. "Il a été touché au niveau de l’abdomen. Plusieurs de ces plaies ont été létales, ajoute Béatrice Bluntzer. Les coups ont été portés à l’aide d’un couteau de cuisine". Des analyses toxicologiques ont été pratiquées. Les résultats seront connus d’ici quelques semaines. 


Par ailleurs, Le Républicain Lorrain, qui avait révélé l’affaire mercredi, a précisé que le chien de la famille avait également été retrouvé mort au domicile, information confirmée à LCI par le parquet de Nancy.

"Elle s'occupait très bien de son fils"

A ce stade des investigations, les motivations de cet homicide restent floues. Selon nos informations, Séverine M. était séparée de son mari depuis deux ans environ. Le couple a une autre fille âgée de 16 ans qui n’était pas là au moment du drame. 

Son fils vivait avec elle. Elle le conduisait chaque matin en Belgique dans un établissement spécialisé adapté à son handicap. 


Joint par LCI, Marc Ceccato, maire de Landres,  précise que cette femme "ne travaillait pas" et qu’elle "s’occupait très bien de son fils". Selon l’élu, qui gère cette commune de 1070 habitants, "personne n’avait décelé de problèmes particuliers récemment, et la trentenaire n'avait pas fait appel aux services d'action sociale de la mairie".  "C'était une femme très discrète, c'est ça qui est un peu déroutant", ajoute-t-il.


 "Il est impossible de dire pour l'heure si c'est le trouble de son fils qui est à l'origine du drame", insiste la procureure de la République de Nancy. Deux jours après le drame, la commune de Landres était encore sous le choc. 

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