Nice : les parents qui voulaient appeler leur bébé "Mohamed Merah" y ont finalement "renoncé"

Nice : les parents qui voulaient appeler leur bébé "Mohamed Merah" y ont finalement "renoncé"

ETAT CIVIL – Les parents qui avaient déclaré la naissance de leur petit garçon sous le nom de "Mohamed, Nizar Merah", début novembre à Nice (Alpes-Maritimes), y ont finalement "renoncé" selon le procureur de la République de la ville, Jean-Michel Prêtre.

Il avait été déclaré le 4 novembre dernier à  la mairie de Nice (Alpes-Maritimes). Le 18 novembre, un peu plus de deux semaines après la naissance du petit "Mohamed, Nizar, Merah", la Ville avait indiqué dans un communiqué avoir "saisi le procureur de la République". La municipalité estimait en effet que "le choix de la famille de prénommer ainsi son petit garçon" était "susceptible d’être contraire à son intérêt, étant donné la référence à l’auteur des actes terroristes survenus à Toulouse et Montauban en 2012". 

Interrogé par LCI ce mercredi, le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, nous précise que "l’audience du juge aux affaires familiales a été fixée à la semaine prochaine". Puis il ajoute : "Je vous informe toutefois que le père du bébé a indiqué qu’il renonçait à l’emploi du prénom Mohamed". L'enfant pourrait donc porter son deuxième prénom, Nizar, ou tout autre prénom choisi par les parents.  

"Ils n’avaient pas réalisé"

Selon le procureur de la République, les parents du petit garçon, aujourd’hui âgé d’un mois environ, "n’avaient pas réalisé que le choix de ce prénom, associé à ce nom, pouvait susciter un tel émoi". "Pour eux, c’était un prénom traditionnel, très fréquemment donné et qu’ils appréciaient", ajoute le magistrat. 

En mars 2012, Mohamed Merah avait tué sept personnes : un militaire à Toulouse, puis deux parachutistes à Montauban, et trois enfants et un adulte dans une école juive toulousaine. Il avait ensuite été tué le 22 mars par la police dans l'appartement toulousain où il s'était retranché. Ces crimes, en pleine campagne présidentielle, avaient plongé dans la stupeur le pays qui fait depuis face à une menace djihadiste sans précédent.


Au moment de la médiatisation de l'affaire de Nice mi-novembre, la famille du militaire Imad Ibn Ziaten, première victime de Merah à Toulouse, s'était dite "choquée" par ce choix de prénom et avait demandé au procureur de poursuivre la famille "pour "apologie du terrorisme".

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