Opération antiterroriste à Argenteuil : le suspect avait été condamné avec Abaaoud en juillet

Opération antiterroriste à Argenteuil : le suspect avait été condamné avec Abaaoud en juillet

TERRORISME - La police a mené des perquisitions jeudi soir à Argenteuil (Val d'Oise) après l'interpellation d'un Français impliqué dans un projet d'attentat sur le sol français.

La police a mené des perquisitions dans le cadre d’une opération anti-terroriste importante à Argenteuil (Val d’Oise), où des explosifs ont été découverts dans la soirée du jeudi 24 mars. Elles font suite à l’interpellation d’un Français impliqué dans un projet d’attentat avancé sur le sol français, a déclaré Bernard Cazeneuve lors d’une brève conférence de presse. Il "est suspecté d'être impliqué à un haut niveau dans ce projet d'attentat". Agé de de 34 ans et originaire de Courbevoie (Hauts-de-Seine), cet homme s'appelle Reda Kriket. Il devait être conduit dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret, pour y être entendu en garde à vue. 

L'homme évoluait au sein d'un réseau terroriste qui projetait de frapper notre pays.  Il avait notamment été condamné en son absence à Bruxelles avec Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur des attentats du 13 novembre, dans une affaire d'acheminement de djihadistes vers la Syrie, en juillet 2015. En revanche, la nature et le lieu où devait être commis cet attentat ne semblent pas avoir été déterminés. "Aucun élément tangible ne lie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles", selon le ministre.

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Pas de lien avéré avec les attentats

Un périmètre de sécurité de 200 mètres a été dressé autour de l’immeuble et une "opération de déminage" était en cours pour permettre la perquisition du bâtiment, du parking ainsi que des parties communes, a poursuivi le ministre de l’Intérieur. "On a vu de nombreux camions de police arriver vers 17h30", a expliqué un riverain cité par  Le Parisien . "La police nous a dit de rester chez nous sans donner plus d’explication. Des agents sont cagoulés. Vu le contexte, les gens ont peur. Mon fils m’a déjà dit qu’il ne voulait pas aller à l’école demain". Depuis 17h30, les habitants de l'immeuble situé au 185 boulevard Delambre ont été évacués vers une maison de quartier à proximité.

Cette opération fait suite à une longue enquête réalisée grâce à la collaboration des services de sécurité européens. Bernard Cazeneuve a rappelé que 75 individus suspectés de terrorisme avaient été interpellés depuis le début de l’année 2016 : 37 ont été placés en examen et 28 ont été incarcérés. Et de conclure : "Le gouvernement met tout en œuvre pour protéger les Français".

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