Une nouvelle fois interrogé, Salah Abdeslam a gardé le silence

JUSTICE - Salah Abdeslam a quitté sa cellule ce mardi pour être interrogé. Comme pour lors de ses précédentes sorties, il est resté muet face aux questions des juges.

Salah Abdeslam, le dernier membre survivant des commandos ayant perpétré les attentats du 13 novembre à Paris, a été extrait de sa prison de Fleury-Mérogis mardi 29 novembre pour être entendu, selon des sources proches de dossier, qui se sont confiées à l'AFP. Interrogé par un juge antiterroriste, il a refusé de répondre aux questions.


Lors des précédents interrogatoires, l'homme avait toujours gardé le silence, dans une volonté de dénoncer ses conditions d'incarcération, lui qui est placé à l'isolement total. En octobre, ses avocats avaient renoncé à le défendre, assurant qu'il "ne s'exprimera pas". Les attentats de Paris et de Saint-Denis en novembre 2015 avait fait 130 morts. Salah Abdeslam avait reconnu qu'il aurait dû compter parmi les kamikazes, mais avait déclaré avoir renoncé au dernier moment. Selon une source proche du dossier, contactée par l'AFP, il n'a pas repris d'avocat. 

Il aurait eu un "rôle central" dans la constitution des commandos

Les questions demeurent nombreuses sur son rôle lors des attaques. Le soir même, après avoir convoyé en voiture les trois kamikazes du stade de France, l'homme s'est garé dans le 18e arrondissement et semble avoir erré durant la nuit avant que des complices viennent l'exfiltrer depuis la Belgique. Quelques jours plus tard, une ceinture d'explosif avait été retrouvée à Montrouge laissant penser qu'il devait également mener une attaque suicide.


Salah Abdeslam est soupçonné d'être un logisticien des attentats en ayant loué des véhicules et des planques en région parisienne. Il aurait également acheté des déclencheurs à distance et un composant du TATP. D'après les enquêteurs, ce proche du coordinateur présumé Abdelhamid Abaaoud, il aurait également eu "un rôle central" dans la consititution des commandos et la venue des djihadistes depuis les zones de combat en Irak et en Syrie. des zones irako-syriennes.

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