Sur Twitter, le procureur de Cambrai recadre la police nationale

Sur Twitter, le procureur de Cambrai recadre la police nationale

COUAC - Alors que la police nationale a twitté un lien vers une affaire réalisée par ses services, le parquet de Cambrai n'a pas apprécié la communication des policiers. Et l'a fait savoir sur Twitter...

Comment ça, le dialogue police-justice est mauvais ? Le compte officiel de la Police nationale a posté, ce mardi après-midi, un lien sur le réseau social redirigeant vers son site internet faisant état de l'interpellation de quatre individus soupçonnés par les policiers de Cambrai d'être impliqués dans une série de cambriolages.

"Pour parvenir à leurs fins, les auteurs utilisent chaque fois le même mode opératoire : ils escaladent le toit des locaux, s’introduisent à l'intérieur, après avoir soigneusement découpé le bardage en descendant en rappel. Afin de s'emparer du butin entreposé dans un coffre, les malfrats utilisent une disqueuse pour procéder à son ouverture", écrivent les policiers.

Selon eux, les quatre malfaiteurs ont reconnu avoir participé à deux des nombreux vols et trois ont été écroués après leur jugement en comparution immédiate.

Jusque-là, rien de bien répréhensible. Oui, sauf que la réponse du compte Twitter du procureur de la République de Cambrai ne s'est pas faite attendre. Et elle est sanglante : "Une prise de contact avec moi avant de communiquer aurait sans doute permis d'éviter de divulguer des informations inexactes...", indiquent les services du procureur de la République, visiblement agacés de ne pas avoir été prévenus de la communication de cette "affaire".

Un couac de communication qui, semble-t-il, ne remet pas en cause "le travail des enquêteurs", selon le procureur de la République : 
 

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