Trisomie 21 : le CHU de Limoges condamné pour ne pas avoir diagnostiqué l'anomalie chromosomique d'un bébé

Trisomie 21 : le CHU de Limoges condamné pour ne pas avoir diagnostiqué l'anomalie chromosomique d'un bébé

JUSTICE - Le tribunal administratif de Limoges (Haute-Vienne) vient de condamner le Centre Hospitalier de la ville pour une erreur de diagnostic commise en 2010 sur une fillette atteinte de trisomie 21. Les parents de cette enfant menaient un combat depuis plusieurs années pour obtenir réparation.

Après des années de procédure, les parents de la petite Maylis ont finalement obtenu gain de cause.  Le tribunal administratif de Limoges (Haute-Vienne) vient en effet de condamner le Centre Hospitalier de la ville à verser 50 000 euros à la mère de la fillette et 30 000 euros à son père pour ne pas avoir diagnostiqué la trisomie 21 de la malformation congénitale de leur enfant. 


La maman de Maylis n'a pas eu ni  la possibilité "d'exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse" comme 85 % des mères confrontées à ce diagnostic, ni "se préparer à l'arrivée d'un bébé atteint de trisomie 21", a indiqué le tribunal administratif dans sa décision rapportée par  France 3 Nouvelle Aquitaine.

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Une nouvelle méthode pour détecter la trisomie en cours de grossesse

Maylis est née en 2010

En 2010, Céline avait mis au monde son troisième enfant. Quelques jours plus tard, les parents de Maylis apprennent qu'elle est atteinte de trisomie 21. 


" Tous les examens postnataux n'avaient pas été réalisés suite à une erreur d'analyse. Une prise de sang avait pourtant révélé que la maman présentait un risque élevé de mettre au monde un enfant trisomique, rapportent nos confrères. Mais alors qu'elle s'apprête à réaliser une amniocentèse, un médecin réalise un dernier calcul et en déduit que le risque n'est plus avéré et la dissuade de procéder à cette amniocentèse. Problème : le calcul, basé sur la mesure de la clarté nucale du fœtus lors d'une échographie, est faux". 


Le tribunal administratif, dans sa décision, rappelle que le 6 juillet 2015, la défense du CHU avait soutenu qu'il s'agissait d'une "simple erreur de diagnostic". Il vient de reconnaître la responsabilité de l'établissement dans cette affaire.

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