Un détenu de la prison de Nancy reçoit par erreur les noms de ses surveillants

GAFFE - Un détenu de Nancy a reçu par erreur les noms des agents pénitentiaires qui avaient rédigé un rapport sur lui, a révélé mercredi une déléguée syndicale confirmant une information de RTL.

L'erreur est humaine. Un adage qu'a pu expérimenter un détenu de la prison de Nancy qui a reçu par inadvertance les noms d'agents pénitentiaires qui avaient rédigé un rapport sur lui. Arrêté dans le cadre d'une affaire criminelle, l'homme était proche de Karim Mohamed-Aggad, le frère de Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan lors des attentats du 13 novembre, explique une source pénitentiaire. Mais il n'était lui-même "ni fiché S ni radicalisé", a indiqué Fadila Doukhi, déléguée régionale FO pénitentiaire.

Or, ce jeune homme de "25, 30 ans environ" selon Fadila Doukhi, a été convoqué en conseil de discipline pour des incidents il y a une dizaine de jours et a pu, comme tout prisonnier, consulter à cette occasion son dossier. Mais les noms des agents pénitentiaires n'en avaient pas été effacés. Il s'est alors empressé de les recopier dans des livres retrouvés plus tard dans sa cellule. "C'est dramatique. Mais ce sont des erreurs qui arrivent, nous sommes humains et nous gérons de l'humain", a relevé Mme Doukhi, appelant à "ne pas mettre d'huile sur le feu".

Le personnel impliqué mis sous protection

"C'est un bug unique en son genre", a assuré la source pénitentiaire en précisant que l'erreur avait été immédiatement constatée et le prisonnier transféré dans la foulée dans un autre établissement, à Metz (Meurthe-et-Moselle), sans qu'il ait eu le temps d'entrer en contact avec d'autres détenus. Interrogé mercredi matin sur RTL, le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a expliqué ne pas être au courant des détails, mais s'être "renseigné rapidement".


Des mesures de protection, aux bénéfices des agents pénitentiaires pouvant être mis en danger en raison de la diffusion de leurs noms, ont été immédiatement été prises.  "Cela nous montre aussi qu'il faut en permanence que nous renforcions nos systèmes internes de renseignement pénitentiaire", a précisé la source judiciaire. 

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