Un rapport innocente les policiers qui ont assuré la protection de Charlie Hebdo

Un rapport innocente les policiers qui ont assuré la protection de Charlie Hebdo

ATTENTAT - Selon un rapport de l'IGPN consulté par le Figaro, aucune défaillance n'aurait été commise par les policiers en charge de la protection de Charlie Hebdo en janvier 2015, malgré ce que dénonce Ingrid Brinsolaro, la veuve de Franck Brinsolaro.

Un rapport de la police des polices blanchit les policiers en charge de la protection de Charlie Hebdo. Un rapport qui fait suite à la plainte pour homicide involontaire d'Ingrind Brinsolaro, la veuve du policier chargé en particulier de la protection de Charb, le directeur de la publication du journal. Elle dénonçait les manquements au dispositif de sécurité du journal après que son mari avait été abattu par les frères Kouachi.

Ingrid Brinsolaro pointe plusieurs zones d'ombre, notamment l'absence d'un véhicule de police au pied de l'immeuble et la présence d'une voiture suspecte aux alentours des locaux en septembre 2014. Interrogé sur le sujet, Bernard Cazeneuve avait expliqué sur RTL que la décision de retirer la voiture de police devant Charlie Hebdo relevait d'une mesure de sécurité. "Nous avions pris la décision, pour des raisons de sécurité", d'y "substituer des gardes dynamiques".

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Un témoin se rétracte

Selon Le Figaro , l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) en charge de l’enquête, n'aurait attribué aucune faute professionnelle au Service de la Protection (SDLP). Elle aurait par ailleurs blanchi Patrick Hacgeman, le deuxième policier en charge de la protection de Charb, soupçonné d'être resté inactif en apprenant la nouvelle, sous prétexte qu'il était en congés. "D'après le rapport de l'IGPN", celui-ci ne serait pas resté les bras croisés et aurait passé "plusieurs appels à Franck Brinsolaro et à sa hiérarchie", précise le quotidien.

Un rapport avait également fait état de la présence suspecte d'un véhicule rodant aux alentours des locaux de Charlie Hebdo quelques mois avant la tuerie. Sylvain Louvet, journaliste de l'agence de presse Premières lignes, avait ainsi alerté le SDLP et donné les coordonnées du véhicule. Lorsqu'il découvrit le visage de Chérif Kouachi à la télévision, il fit le lien avec le conducteur suspect qu'il avait aperçu, puis se rétracta finalement lors de son audition. Le visage qu'il avait reconnu serait en fait celui "d'un déséquilibré ayant passé plusieurs mois en hôpital psychiatrique". Les conclusions de l'IGPN ne semblent en outre pas indiquer que des manquements aient été commis.

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