Var : prison ferme pour l'homme qui avait tué le chat Chevelu à coups de pied

Var : prison ferme pour l'homme qui avait tué le chat Chevelu à coups de pied

CRUAUTÉ - Un homme de 28 ans a écopé vendredi à Draguignan (Var) de six mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour avoir tué un chat nommé Chevelu. Le prévenu avait déjà été condamné à de nombreuses reprises pour des faits de violences. Il est par ailleurs mis en examen pour des violences volontaires sur son enfant, victime du syndrome du bébé secoué.

L'histoire du quadripède avait ému toute la commune du Var. Le procureur de la République de Draguignan avait même lancé un appel à témoins pour retrouver le ou les coupables jusqu'à ce qu'un suspect ne soit interpellé. Ce dernier a été jugé vendredi 15 septembre, quatre mois après la mort de l'animal, par le tribunal correctionnel de Draguignan. 


Le prévenu, un homme âgé de 28 ans, déjà condamné à de nombreuses reprises, a écopé de six mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour avoir tué Chevelu, félin devenu un symbole de la maltraitance des animaux. Le parquet avait requis à l'encontre de Johnny Marquaire, par ailleurs mis en examen pour des violences volontaires sur son enfant victime du syndrome du bébé secoué, neuf mois de prison ferme, mais sans mandat de dépôt.  Outre la peine d'emprisonnement, il a été condamné à l'interdiction définitive de détenir un animal.

Un "massacre" dénoncé par les associations

Le 30 mai dernier dans la soirée, dans le centre-ville de Draguignan, il avait tué de trois coups de pied, avec des chaussures de sécurité, un chat errant nommé Chevelu et que lui-même nourrissait. L’animal avait, selon ce jeune homme sans emploi, uriné sur la selle de son scooter, en bas de chez lui. A la suite de ce "massacre", selon les termes de la présidente du tribunal, un mouvement de sympathie pour l’animal avait pris forme, avec notamment deux manifestations et une pétition de soutien qui avait recueilli des milliers de signatures.


La police avait alors mobilisé tous ses moyens pour retrouver l’auteur des faits, qui avait tenté de brouiller les pistes en accusant à tort, avec l’aide de sa compagne, une bande de jeunes du quartier. Il avait fini par reconnaître les faits au cours de l’été après une garde à vue de 36 heures.

Il avait laissé mourir son chien

"Ce chat n’avait pas à subir ce qu’il a subi, je suis désolé", a-t-il reconnu à la barre vendredi. À l’énoncé du jugement, le jeune homme, lui-même abandonné dans son enfance à l’âge de trois mois, n’a manifesté aucune émotion, se souciant simplement des conditions de sécurité qui lui seraient réservées en détention. 


Devant les grilles du tribunal correctionnel de Draguignan, où s'étaient massées une centaine de défenseurs des animaux, la décision a été accueillie par des applaudissements. Sur les réseaux sociaux, Facebook notamment, la condamnation a également été saluée.  Et ce d'autant que l'homme qui était jugé n'en était pas à sa première en matière de violences. Il y a un an, l'individu, qui a à son actif une dizaine de condamnations, la plupart à des peines avec sursis, avait ainsi déjà écopé d'une peine d'amende pour avoir été à l'origine de la mort de son chien, enfermé seul 10 jours à son domicile. 

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