VIDEO - Accident mortel à Rochefort : ce que l'on sait du drame

VIDEO - Accident mortel à Rochefort : ce que l'on sait du drame

COLLISION – Un terrible accident s'est produit ce matin à 7h15 sur la commune de Rochefort (Charente-Maritime). Six adolescents ont perdu la vie. L'émotion était palpable tout au long de la journée. Retour sur les faits.

Un autocar transportant des collégiens et lycéens a été éventré ce jeudi matin par un camion Eiffage sur la commune de Rochefort (Charente-Maritime). Quinze jeunes se trouvaient à bord, en plus du chauffeur, six sont décédés. Le décrochage, pour une raison toujours inconnue, de la ridelle du camion est la cause de cet épouvantable drame.

 7h15, la collision
L'accident est survenu à 7h15 rue Louis-Bachelar, rue longeant les quais du port de commerce de Rochefort (Charente-Maritime), commune de 25.000 habitants. "C'est un camion-benne dont la ridelle latérale (paroi maintenant en place le chargement) s'est ouverte et a cisaillé le côté latéral du car qui venait dans l'autre sens", a indiqué le procureur de la République de La Rochelle, Isabelle Pagenelle.


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17 passagers, six morts, deux blessés
Au moment des faits, dix-sept personnes se trouvaient à bord de l'autocar qui assurait la liaison entre Saint-Pierre-d'Oléron et Surgères. Parmi les occupants, deux chauffeurs, et 15 collégiens et lycéens. Six jeunes sont décédés, deux autres ont été blessés et hospitalisés. L'un des deux blessés souffre de fractures multiples. Quelques minutes avant le drame, l'autocar venait de faire halte au centre-ville, puis à la gare de Rochefort.

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Cinq lycéens et un collégien sont morts
Les corps des six victimes ont été transportés à l'Institut médico-légal de Poitiers. Selon des élus locaux, cinq des victimes étaient des élèves du lycée professionnel du Pays d'Aunis à Surgères. La sixième victime serait âgée de 15 ans et scolarisée dans un collège. Najat Vallaud-Belkacem s'est rendue dans ce lycée où une cellule de soutien psychologique a été mise en place, comme dans les autres établissements concernés par l'accident.

La douleur des proches
Des cris déchirants ont retenti en fin de matinée au Centre de secours de Rochefort, où les familles des élèves présents dans l'autocar s'étaient rassemblées. "J'ai mon fils dedans... Il est décédé", lâche à l'AFP un homme d'une quarantaine d'années, avant d'éclater en sanglots. Dans une chapelle ardente dressée dans un gymnase proche, 200 à 250 personnes s'étaient rassemblées en fin d'après-midi pour se recueillir, debout, dans un silence à peine entrecoupé de hoquets et de sanglots. Six tables y sont recouvertes de linceuls avec sur chacune une bougie allumée et des fleurs blanches, ainsi que quelques bouquets et des mots déposés par des proches ou des anonymes. Vendredi, une messe en hommage aux victimes sera célébrée à 18h30 dans l'église de Surgères.

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La collision a duré une fraction de secondes
"C'est un drame épouvantable, tout s'est passé très rapidement et le chauffeur n'a rien pu faire", a confirmé la ministre de l'Ecologie, également chargée des Transports, Ségolène Royal, ancienne présidente de la Région Poitou-Charentes, venue sur place à la rencontre des proches des victimes en compagnie de la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

La police scientifique mobilisée
Toute la journée, la police scientifique s'est affairée autour de l'autocar du réseau départemental Les Mouettes (groupe Keolis, filiale de la SNCF), cisaillé sur toute sa longueur gauche, juste sous les vitres. Des expertises techniques ont eu lieu tout au long de la journée pour déterminer pourquoi la ridette s'est ouverte. A 19h30 environ, les deux poids-lourds ont été retirés de la chaussée.

Les deux chauffeurs en garde à vue
Les deux chauffeurs impliqués, sous le choc, ont été placés en garde à vue. Les tests d'alcoolémie et toxicologiques étaient négatifs pour les deux hommes. Dans ses premières déclarations, le chauffeur du camion appartenant à la société Eiffage a expliqué "qu'il n'avait rien remarqué d'anormal en faisant le plein" peu avant l'accident, a précisé à l'AFP Jérôme Servolle, du syndicat UNSA police.  "Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de ce drame", a insisté François Hollande, faisant part de "sa vive émotion" dans un communiqué, puis en ouverture de l'interview qu'il a donnée à TF1 et France 2 jeudi soir.

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