VIDÉO - "Elle croquait la vie à pleine dents" : qui était Sophie Lionnet, la fille au pair française tuée à Londres ?

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PORTRAIT- Un couple a été mis en examen vendredi dernier pour le meurtre de Sophie Lionnet, une jeune Française travaillant au pair et dont le corps calciné a été découvert dans le jardin d'une maison de Wimbledon, au sud de Londres. Portrait d’une jeune fille qui rêvait d’étoiles…

21 ans, l’avenir devant elle et pourtant… Comme la plupart des étudiants, Sophie Lionnet avait décidé de se forger une expérience à l’étranger pour parfaire son anglais. Originaire de Troyes, la jeune fille avait choisi de poser ses valises en Angleterre. Depuis un peu plus d’un an, elle s’occupait des deux enfants d’un couple franco-algérien installé à Londres. 


Mercredi dernier, son corps, bien que difficile à identifier, a été retrouvé calciné dans le jardin de la maison de Wimbledon où elle vivait. Une dispute qui a mal tourné ? En juillet dernier, elle avait en tout cas envoyé une carte postale à son père lui faisait part de son envie de rentrer en France.

"Une fille travailleuse mais influençable"

Pour la jeune fille, l’expérience s’est donc transformée en cauchemar. Selon des proches, elle restait cloîtrée, s’occupait des enfants, préparant les repas, faisant le ménage, le tout pour un salaire de 56 euros par mois. "Dès qu'on abordait le sujet de l'argent, elle éludait...", explique l’une de ses amies à nos confrères du Parisien. "Épuisée", "à bout", la jeune fille ne s’est jamais pour autant plaint de sa situation. "Elle nous faisait croire que tout allait bien pour ne pas nous inquiéter. Sophie pensait toujours aux autres avant elle". Une version qui rejoint le témoignage du père, au micro de TF1 : "Il n’y avait pas un appel au secours de ma fille. Elle ne m’a pas marqué ‘au secours papa’. Si elle m’avait marqué, je pense que j’aurai réagi autrement".


Malgré cela, Sophie était emballée par les activités de sa patronne, qui lui avait offert une robe de soirée, un shooting photo et lui avait même fait rencontrer Johnny Depp. "C'était une fille travailleuse qui voulait s'en sortir par elle-même, mais elle était très influençable", ajoute son amie. 

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Le père de la Française au pair tuée à Londres témoigne

"Une élève modèle, très joyeuse et charmante"

Trois ans plus tôt, en 2014, Sophie décrochait son diplôme, un CAP petite enfance obtenu au lycée des métiers Vauban, à Auxerre. L’établissement qui l’a accueillie pendant deux ans est sous le choc de cette disparition. En Une du son site, une photo de la jeune fille et quelques mots : "Bouleversés par la disparition tragique à Londres de leur ancienne élève et camarade, Sophie Lionnet, les personnels et élèves du Lycée s’associent à la douleur de sa famille et de ses proches". 


"Beaucoup d’entre nous avons appris sa mort ce samedi matin, via la presse", confie un membre de l’équipe éducative à nos confrères de L’Yonne républicaine. Ce dernier "garde le souvenir d’une élève modèle, très joyeuse et charmante". Des qualités qui la poussaient à "croquer la vie à pleines dents", explique une ancienne camarade, Océane. "Elle était toujours là pour vous aider quand ça n’allait pas. Elle était très cultivée, défendait beaucoup de causes, comme la lutte contre l’homophobie ou le racisme".

"J’ai un rêve"

Des thèmes qu’elle abordait également dans son blog. Un journal qui parle "des choses de la vie". Ses idoles, Mylène Farmer et Michaël Jackson, ses amis… La dernière mise à jour remonte à janvier 2015. Sophie Lionnet vouait notamment une fascination pour Anne Frank : "Je me rends compte de la cruauté de l’être humain", écrivait-elle au sujet de son histoire. Mais surtout, comme toute jeune fille, Sophie avait "un rêve depuis l’âge d’un an" : "La scène". 


Le 1er octobre, une marche blanche en hommage à cette jeune fille pleine de vie sera organisée de l’autre côté de la Manche.

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