Incomprise par le Samu, elle accouche en pleine nuit... dans un commissariat

Incomprise par le Samu, elle accouche en pleine nuit... dans un commissariat

HEUREUX ÉVÉNEMENT - Un petit garçon est venu au monde la nuit dernière dans le hall d’accueil du commissariat de Saint-André, à La Réunion. Un moment inoubliable que nous a raconté Sandrine, la policière ayant accouché la maman.

Une soirée comme celle-là, le commissariat de Saint-André, à La Réunion, n’est pas près de l’oublier.  Les policiers en poste ont dû troquer les menottes pour les gants stérilisés l’espace de quelques minutes, le temps de donner naissance à un petit garçon dans le hall d’accueil du bâtiment. "Ça nous change de d’habitude", rigole Sandrine, brigadier de nuit et chef de poste au moment de l’heureux évènement. "Quand ça arrive, on ne réfléchit pas trop. Et puis, on n’allait pas pousser dans le sens inverse pour ne pas qu’il sorte !"

J'ai compris ce que vivait les papas lors d'un accouchementSandrine, brigadier de nuit

Aidée d’un de ses collègues qui a servi d’assistant, Sandrine s’est transformée en sage-femme pour venir en aide à une femme d’origine comorienne. "Elle parlait très mal le français et le Samu ne l’a pas comprise quand elle a appelé", raconte-t-elle à LCI. Elle est venue au commissariat chercher de l’aide car elle habite juste à côté". La faisant patienter sur les sièges du hall d’accueil le temps d’appeler une équipe médicale, la policière se rend compte que le travail a déjà commencé lorsqu’elle revient vers elle. "Nous l’avons installée sur les couvertures à usage unique dont on se sert pour les gardés à vue. Elle a perdu les eaux et je me suis mise à côté d’elle pour attendre l’ambulance", poursuit Sandrine. "À chaque contraction, elle me broyait les doigts. J’ai compris ce que vivaient les papas lors d’un accouchement".

Pas le temps d'en profiter, les interpellations reprennent

Le bébé arrivant plus vite que les secours, Sandrine change de place pour procéder à l’accouchement. "La tête était déjà là. En quelques contractions, les épaules sont arrivées et ensuite le petit. Deux jeunes ambulanciers sont arrivés à ce moment-là, mais ils avaient l’air plus affolés qu’autre chose", rigole la policière, maman elle aussi. Sur les lieux à son tour, le Samu a alors pris la suite, pour constater que le petit garçon allait très bien et avait même commencé à téter. "J’ai proposé le prénom de mon collègue pour appeler le bébé, mais je ne suis pas sûre que la maman m’ait comprise, elle était très fatiguée. Elle nous a remercié en nous disant qu’elle reviendrait nous voir".

Un aparté heureux dans le quotidien de ce commissariat du nord-ouest de l’île. "Ce sera sans doute mon meilleur souvenir, mais je n’ai pas encore eu le temps d’en profiter", reconnait Sandrine. "Il a fallu ressortir faire des interpellations dans la foulée". Pas de quoi non plus la faire s’interroger sur une nouvelle vocation : "C’est aussi ça la police. On est là pour aider les gens".

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