Cannes 2017 – Le réfugié syrien de "La Lune de Jupiter" vole-t-il vers la Palme d’or ?

Cannes 2017 – Le réfugié syrien de "La Lune de Jupiter" vole-t-il vers la Palme d’or ?

ON AIME - Lauréat du prix Un certain regard en 2015 avec "White God", le cinéaste hongrois Kornel Mundruczo est cette fois en lice pour la Palme d’or avec "La Lune de Jupiter". L’histoire d’un réfugié syrien, abattu par la police hongroise, qui ressuscite avec le pouvoir de léviter… Entre fantastique et politique, le film fascine, malgré ses défauts.

Enfant de la Cinéfondation, le programme de détection des jeunes talents du Festival de Cannes, Kornel Mudruczo, 41 ans, avait présenté le très beau Delta en compétition officielle en 2008 avec décrocher le prix Un certain regard en 2014 avec le percutant White God. Pourrait-il décrocher la Palme d’or cette année avec La Lune de Jupiter, son film le plus ambitieux à ce jour ? 

Le pitch

Aryan, un jeune réfugié syrien, est abattu au terme d’une course-poursuite avec la police hongroise. Par miracle, il ressuscite avec le pouvoir de léviter. Un don qui fascine le Dr Stern qui décide de se servir du malheureux pour résoudre ses problèmes d’argent. Bien vite, les deux hommes vont devenir la cible des autorités qui les pourchassent dans un Budapest au bord du chaos.

Les points forts

S’il avait flirté avec le fantastique dans White God, mettant en scène des chiens enragés qui prennent le pouvoir sur les humains, Kornel Mundruczo saute cette fois à pieds joints dans le film de genre. Bien plus qu’un Marvel à la sauce hongroise, La Lune de Jupiter convoque une actu brûlante pour construire une fable audacieuse sur notre époque, de ses dérives autoritaires à la perte de foi de la société occidentale.

Les points faibles

Passionnant sur le fond, La Lune de Jupiter pêche par moments dans la forme. Si ses effets spéciaux – et notamment les séquences de lévitation – sont très réussis, les scènes intimistes manque d’intensité, les acteurs surjouant un brin le drame lorsqu’ils ne souffrent pas d’un léger problème de post-synchro à l’image de l’interprète du Dr Stern, l’acteur géorgien Merab Ninidze, dont la voix de doublage n’est clairement pas raccord avec son jeu.

Des chances pour la Palme ?

Si la dimension politique de La Lune de Jupiter a tout pour séduire les jurés d’un grand festival, son mélange des genres ne sera peut-être pas du goût de tout le monde. Pourquoi pas un prix de la mise en scène, pour sa réussite technique. Ou du jury pour son audace et sa singularité ?

Ce qu'en pense la Croisette...

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