Cannes 2017 – "Okja" : le nouveau Bong Joon-ho est-il plus fort que la polémique Netflix ?

Festival de Cannes 2017

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ON ADORE – En compétition pour la Palme d’or, n’en déplaise à Pedro Almodovar, Okja porte la patte caustique et poétique de son auteur, le cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho , qui signe ici le film le plus accessible de sa carrière.

Netflix ou non, Okja a bel et bien sa place à Cannes, malgré les sifflets qui ont accueilli le logo de la plateforme sur le grand écran de l’auditorium Lumière et le bug technique qui a nécessité d’interrompre puis de reprendre la projection. Comme si Netflix portait la poisse à Cannes – mais pas à Bong Joon-ho !

Le pitch

Après 10 ans d’élevage, 26 créatures géantes, mi-cochons mi-hippopotames, doivent être rendues à leur propriétaire, Mirando, une multinationale américaine spécialisée dans l’agroalimentaire, dirigée par la terrifiante Lucy Mirando. Mija, une jeune fille de 13 ans, qui a élevé Okja dans les montagnes coréennes, refuse de céder sa nouvelle amie et se lance dans un combat sans merci contre la multinationale.

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Cannes 2017 : la bande-annonce d'Okja

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Avec Okja, Bong Joon-ho livre son film le plus universel. En adoptant la forme du conte, il vise tous les publics, sans jamais renoncer à ses thématiques : la dénonciation des effets néfastes du capitalisme sur les humains, le culte de l’argent roi et du narcissisme, l’arrogance des élites... En prenant pour personnage principal un enfant, il insuffle la douceur nécessaire à ce monde sans foi ni loi. Et s’impose comme l’héritier d’un Spielberg, que ce soit dans sa richesse narrative, son sens du rythme et sa poésie visuelle.

Les moins

On notera quelques temps morts dans la partie new-yorkaise, Malgré son souci d’éviter tout manichéisme, le parti du cinéaste se situe résolument du côté des défenseurs de la cause animale. En témoigne cet épilogue post-générique, qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte. A quoi s’ajoute le jeu quelque peu outré de certains acteurs, notamment Jake Gyllenhaal en roue libre, dans le rôle d’un animateur vedette TV.

Des chances pour la Palme ?

Pour son premier film en compétition, Bong Joon-ho risque de pâtir de la polémique liée à Netflix, et de ne pas se retrouver au palmarès, comme l’a d’ores et déjà indiqué le président du Jury, Pedro Almodovar. Et c’est dommage, car son inventivité, sa poésie et son universalité lui permettraient de prétendre à un Grand prix du jury. Voire plus… 

Ce qu’en dit la Croisette…

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