Cannes 2017 : "Wonderstruck", la critique à chaud : un tourbillon émotionnel et cinéphilique

Festival de Cannes 2017

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ON ADORE - De retour sur la Croisette, le réalisateur américain Todd Haynes change de registre, ou presque, en adaptant "Wonderstruck", roman graphique de Brian Selznick, l'auteur de "Hugo Cabret". Ou les destins croisés de deux enfants sourds, à 50 ans de différence. Une merveille d'émotion juste et de mise en scène inventive.

Deux ans après Carol, coup de cœur de Cannes 2015 qui avait valu à Rooney Mara un prix d’interprétation féminine, le réalisateur américain Todd Haynes retrouve son actrice fétiche Julianne Moore dans un drame sur deux enfants sourds qui vivent à deux époques différentes, les années 20 et les années 70... Enfin la Palme ?

Le Pitch ?

Deux enfants atteints de surdité, Ben et Rose, cherchent à percer le mystère de leur origine à 50 ans de distance. Deux destinées, deux reconstitutions - les années 20 et 70 – avec pour cœur narratif, New York et son Museum d’histoire naturelle, antre du cabinet des curiosités où chacun des deux enfants trouvera la clé du mystère de ses origines.

Les plus

En adaptant le roman graphique de Brian Selznick, auteur de Hugo Cabret, Todd Haynes faire preuve d’une véritable maestria narrative : il  établit des correspondances, des similitudes entre passé et présent, en s’appuyant sur sa science du montage. Ah, ce raccord sur ces deux mains qui caressent à 50 ans d’écart la même météorite ! Mieux : à l’instar de Martin Scorsese avec Hugo Cabret, il rend hommage au cinéma dont il reproduit les procédés et les genres. Noir et blanc, film muet, couleurs et musique des 70’s, quête initiatique, drame, film d’aventures, comédie, sa mise en scène est un véritable feu d’artifice visuel et esthétique. Outre Julianne Moore, déjà récompensée à Cannes en 2014 pour Maps to the stars, on retrouve dans le rôle des enfants le héros de Peter et Elliot le dragon, Oakes Fegley, et une débutante à la tête de Shirley Temple, Millicent Simmonds. Rarement l’univers des sourds n’aura été restitué avec autant de finesse qu’ici – on est très loin du pathos des Enfants du silence.

Les moins

Dommage qu’avec autant d’atouts Todd Haynes n’ait pas suffisamment fait confiance à son récit et à ses acteurs. Car il nappe la plupart des scènes d’une musique superflue, pourtant signée de l’excellent Carter Burwell.

La punchline

"Nous sommes tous dans le caniveau, mais on regarde quand même les étoiles"

Retrouvez les critiques de Sylvain Lefort et l'actu ciné sur Blogywoodland

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