Chelsea-PSG : à quoi faut-il s'attendre au niveau du jeu ?

Chelsea-PSG : à quoi faut-il s'attendre au niveau du jeu ?

LIGUE DES CHAMPIONS - Le rendez-vous tant attendu a lieu ce mercredi soir et, au-delà des souhaits déguisés en pronostics, difficile d'imaginer le scénario de ce 8e de finale retour entre Chelsea et le PSG. Les acteurs de la rencontre ont toutefois livré, malgré eux, quelques indices.

Les amateurs de football le savent bien : une victoire 2-1 à domicile est un score un peu bâtard. Selon les statistiques, dans le cadre d'un match aller dans un tour à élimination directe de coupe d'Europe, l'équipe victorieuse a... 50% de se qualifier. Le PSG, ainsi vainqueur de Chelsea il y a trois semaines au Parc des Princes, aura donc le cul entre deux chaises au coup d'envoi du 8e de finale retour de Ligue des champions de ce mercredi soir, à Stamford Bridge. Son avantage le qualifie virtuellement. Mais un but suffirait à l'éliminer. Comment les deux équipes comptent-elles gérer cette épineuse situation ? Éléments de réponse.

 Côté PSG, on fera comme si de rien n'était
Laurent Blanc a eu le mérite de jouer cartes sur table, mardi soir, en conférence de presse : "On ne peut pas se référer à nos derniers affrontements. On ne sait pas ce qui va se passer demain (mercredi), ni vous, ni moi." Ce qui est profondément vrai (l'entraîneur ne se trouvant pas sur le terrain, il devient un spectateur comme un autre), mais ne le dispense pas pour autant de préparer un plan de jeu (c'est un peu son métier). À ce sujet, Zlatan Ibrahimovic a lâché un gros bobard : "Nous n'avons pas encore parlé de tactique. Comme on mène 2-1, notre approche sera différente. Mais c'est au coach de décider." Ben tiens !

Non seulement le coach a déjà décidé mais il a même eu la bonne idée d'en parler à ses joueurs. La preuve : il en a parlé aux médias mardi, et on se doute bien qu'il ne leur a pas réservé la primeur de ses propos. "Malgré notre avantage au score, je pense que ce sera un match plus difficile que l'an dernier, pour différentes raisons. Il nous faudra imposer notre jeu. Ce sera notre grand défi. On va essayer de faire ce qu’on a envie de faire, ce qu’on sait bien faire." Comprendre : tenir le ballon, pour contrôler Chelsea.

Comment ? "Chelsea a plusieurs joueurs offensifs, comme Willian et Hazard, capables de se projeter très, très vite vers le but adverse, sur les trente, quarante derniers mètres. C'est pour ça que Chelsea aime bien subir le jeu. Il va donc falloir les empêcher de prendre de la vitesse, les presser très haut pour les priver d'espaces. On peut voir ça comme une grosse prise de risques et, bien sûr, on ne peut pas tenir physiquement en faisant ça pendant 90 minutes, mais il va falloir jouer le plus longtemps possible dans leur camp. Et, à chaque perte de balle, il faudra deux ou trois Parisiens pour couper les trajectoires de leurs passes", a sereinement détaillé le coach. Comme on dit, il n'y a plus qu'à.

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Côté Chelsea, on mise tout sur la psychologie
On ne s'attardera pas tellement sur le plan de jeu des Blues, que Laurent Blanc a livré ci-dessus en même temps que celui de son équipe. En gros : ça pressera très fort au milieu, entre Thiago Motta et la charnière parisienne, puis ça fusera sur les côtés, comme en fin de première période à l'aller. L'idée étant, cette fois, d'y parvenir durant une plus grande partie du match. Ce qui dit aussi une forme d'impuissance tactique. Mais là n'est même pas le sujet.

En conférence de presse, il a été demandé à Gary Cahill si ce pourrait être le dernier match de Ligue des champions de son équipe avant un moment, vu la 10e place qu'occupe Chelsea en Championnat (et donc s'il flippait grave). Réponse : "On sait combien ce match est important. Mais on doit prendre du plaisir, il ne faut pas se rajouter plus de pression que ça. On doit être focalisé sur cette victoire. On adore jouer ce genre de rencontres. On sait ce qu'on a à faire." Puis le défenseur anglais, ensuite interrogé sur son entraîneur Guus Hiddink, a dit ceci : "Il a apporté un certain calme au groupe. Quand il y a de la pression, il arrive à la faire redescendre." Et c'est alors qu'on a saisi tout le travail du technicien néerlandais.

L'intéressé n'a d'ailleurs jamais parlé du match en lui-même. En revanche, il a fait mine de s'agacer quand on lui a fait remarquer que ses joueurs avaient plus d'expérience que ceux du PSG en Ligue des champions : "Regardez leurs joueurs, ce ne sont que des internationaux !" Détendre ses hommes puis piquer leur orgueil en soulignant les qualités de l'adversaire : un cocktail idéal pour les sublimer. Clairement, l'entraîneur veut que ses hommes prennent l'ascendant psychologique. Et son arme secrète se nomme... "Eden Hazard peut et doit faire mieux, a-t-il assuré. A l'aller, il revenait de blessure. Mais là, il va beaucoup mieux, et on va voir ce dont il est capable." La carotte et le bâton pour remettre un leader en technique en souffrance dans le sens de la marche. Un classique qui a fait ses preuves.

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