Crash en Colombie : on sait maintenant pourquoi l’avion est tombé en panne

COLERE – Les autorités colombiennes sont déjà parvenues à établir les causes du crash aérien qui a fait 71 morts, décimant la quasi totalité du club brésilien de Chapecoense. Des causes qui passent très mal au Brésil.

Il faudra attendre que les boîtes noires, retrouvées intactes, et actuellement disséquées en Angleterre, livrent toute leur vérité, avant de tirer des conclusions définitives. Mais il faut aussi bien dire que les révélations des autorités colombiennes, au sujet du crash aérien ayant fait 71 morts, dont la quasi-totalité de l’équipe brésilienne de Chapecoense, ont déjà de quoi convaincre. Elles livrent en effet une genèse, et des causes, pour le moins vraisemblables. Des causes démontrant que le drame était largement évitable.

Elles corroborent la thèse de la panne sèche, assez vite avancée par les médias locaux. Dans le détail, on apprend que le plan de vol initial prévoyait bien une escale à Cobija, en Bolivie, pour remplir le réservoir. Mais celle-ci a été annulée pour deux raisons conjuguées : le retard accumulé au départ de Sao Paulo, et le fait que l’aéroport de Cobija n’accueille plus d’avions après 20h. Du coup, l’équipage du Lamia 993 a entrepris de faire d’une traite les 2985 km jusqu’à Medellin… avec une autonomie, en carburant, de 3000 km.

Une fois arrivé dans le ciel colombien, l’avion piloté par le Bolivien Miguel Quiroga a été contraint de patienter et de faire des boucles, en raison de l’avarie, dans le même temps, d’un Airbus de Viva Colombia. Ce qui a conduit à la panne sèche en plein vol... Ces révélations ont provoqué un véritable tollé au Brésil, où certains médias qualifient désormais l’accident d’"homicide", tandis que la population a les nerfs qui montent à l’écoute des réactions des proches des victimes. Dont celle, à titre d'exemple, de Rosa Lia, mère de l’attaquant décédé Ananias : "C’est donc l’argent qui a poussé le pilote à agir ainsi ?, s’étrangle-t-elle. Mais une vie humaine n’a pas de prix ! Comment allons-nous survivre à ça ?"

Crash d'avion en Colombie : "C'est une panne d'essence, on en est quasiment certain maintenant"

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