Deschamps, Labrune, Boli, McCourt : José Anigo règle ses comptes avec l'OM

Deschamps, Labrune, Boli, McCourt : José Anigo règle ses comptes avec l'OM

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RÈGLEMENT DE COMPTES – Invité de l’émission "Team Duga" ce mardi soir sur RMC, José Anigo en a profité pour régler ses comptes avec ses anciens collaborateurs (Labrune, Deschamps, Boli) et mettre au clair sa situation à l’Olympique de Marseille dont il a été licencié en septembre dernier.

Didier Deschamps, Vincent Labrune, Basile Boli et même Frank McCourt : ils en ont tous pris pour leur grade ce mardi sur RMC. Invité à balayer l’actualité de l’Olympique de Marseille dans l’émission "Team Duga", José Anigo, ancien entraîneur et directeur sportif du club phocéen, n’a épargné aucun de ses anciens collaborateurs, ni le nouveau propriétaire de l’OM. Mais avant de démonter un à un ses grands copains, Anigo a également tenu à faire le point sur sa situation contractuelle avec son employeur. Ou plutôt son ex-employeur. 

"J’ai été licencié purement et simplement en septembre, a-t-il révélé au micro de RMC. Aujourd’hui, il y a une procédure en cours, mes avocats sont dedans. Je vous avouerai que je m’y attendais un peu parce que des belles histoires à l’OM, il n’y en a pas beaucoup. (…)Je regrette juste de ne pas être parti quelques années auparavant. Je pense que j’aurais dû partir en 2010 quand l’OM a été champion. A ce moment-là Didier Deschamps voulait les clés du club et prendre le projet complet, je pense avec son ami Bernès." Le sélectionneur de l’équipe de France, justement, entretenait des relations particulièrement fraiches avec José Anigo. Et cela ne semble pas prêt de changer. Florilèges des piques envoyées par celui qui fut également directeur du développement à l’international de l’Olympique de Marseille.

Deschamps ? Il me déteste, je le détesteJosé Anigo

  • 1Sur Didier Deschamps :

    "Il me déteste, je le déteste. Je ne suis pas langue de bois. Il ne m’aime pas, je ne l’aime pas. Il n’a peut-être pas de respect pour ma personne, tant pis. Moi j’ai du respect pour ce qu’il est parce que je ne peux pas nier que c’est non seulement un bon entraîneur, mais surtout quelqu’un qui a énormément de réussite. Après, l’homme, c’est autre chose. Ce n’est pas une personne avec laquelle je pourrais partager des choses et je l’ai vite compris quand on était à l’OM."
  • 2Sur Vincent Labrune :

    "On a été mis en examen à plusieurs depuis deux ou trois ans. Ce qui me gêne c’est que Vincent Labrune, pour lui, n’est responsable de rien. Tous les transferts qui ont eu lieu, c’est la faute à tout le monde, mais lui qui était au sommet de la pyramide n’est concerné par absolument rien et ça me gêne. Je veux juste que chacun assume ses responsabilités, ce n’était pas le cas de Vincent Labrune. C’est une forme de fuite. Le problème est au sommet de la pyramide. Rien ne pouvait se faire sans son accord. Que la mise en examen des autres soit injuste est une chose, mais qu’il ne soit pas concerné par ces problèmes est doublement injuste."
  • 3Sur Basile Boli :

    "Il n’en a pas de rôle, Basile, il faut arrêter de dire des conneries ! Qu’est-ce que ça veut dire ambassadeur ? Ambassadeur de quoi ? Tu as besoin d’un ambassadeur à l’OM ? Il faut arrêter la blague ! Soit tu es directeur sportif, tu prends ta valoche, tu vas au front, tu assumes, tu prends des coups, tu as de la réussite et des échecs, mais tu ne peux pas expliquer aux gens que tu es ambassadeur. Tu es ambassadeur de rien du tout ! Basile, je le respecte parce que c’est un joueur qui a ramené la Coupe d’Europe à l’OM et qu’il a fait partie de cette immense équipe dans les années 1990, mais il a été le premier à me reprocher plein de choses quand je me suis accroché avec Papin pour faire pire que moi."
  • 4Sur le projet McCourt :

    "Je pense qu’il y a quelque chose derrière. J’ai vu arriver Kachkar, donc je peux tout imaginer. Là, c’est différent, il y a plus de crédit avec McCourt, ça tient la route. Après, sur les sommes qu’il annonce pour de nouveau briller en Ligue des champions, je trouve que c’est peu. Dans ce projet-là, il y a beaucoup de communication, on parle beaucoup, on dit qu’on veut aller à tel ou tel niveau. Ce que je vois, c’est que Paris en est à 500 millions d’euros par an pour essayer de gagner la Ligue des champions et c’est très difficile de le faire. Ça va être un beau chantier. Si ça prend forme, ça va être super intéressant. C’est ce que je souhaite en tout cas."

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