Devant cet OM incapable de gagner au Vélodrome, "je souffre" nous confie Marcel Dib

Devant cet OM incapable de gagner au Vélodrome, "je souffre" nous confie Marcel Dib

LIGUE 1 - Paralysés par une série de onze matches sans victoire à domicile en championnat, les Olympiens doivent débloquer leur compteur ce dimanche (14 heures) pour la réception de Toulouse. Tout autre résultat pourrait provoquer de sérieuses turbulences dans un Stade Vélodrome en proie à l'exaspération chronique.

Ça fait bientôt six mois... Six longs mois qu'ils patientent, plus ou moins gentiment, en espérant pouvoir peut-être célébrer une victoire en L1 au Vélodrome. LEUR Stade Vélodrome… "Tout le monde me parle de syndrome, de malédiction, où je ne sais quoi d’autre, mais personnellement, je m’y sens très bien dans ce stade, ironise Christian Cataldo, capo en chef’ des Dodgers (Virage Sud). Au Vél’, je suis à l’aise. Comme tous les supporters avec qui je partage ma passion de l’OM. Donc tout ce dont tu me parles, c’est un truc de journaliste, rien de plus".

Seulement, cette série de onze matches sans victoire en championnat – la pire de l’histoire du club – sape le moral des Marseillais. Et comme l’édile Jean-Claude Gaudin le résume si bien quand il fait référence aux affaires de la cité en s’appuyant sur le quotidien de ses administrés : "Quand l’OM va, tout va…". Autant dire que le club agit de façon concrète sur l’humeur des Marseillais.

"On va de déception en déception"

Sauf qu’en terre provençale, rien ne va plus ! Depuis des semaines, la plèbe gronde, grogne, vocifère et s’impatiente alors que la dernière victoire des Olympiens à domicile en L1 remonte au 13 septembre (Bastia, 4-1). La preuve la plus évidente de ce désenchantement, c’est ce Vélodrome de plus en plus clairsemé au fur et à mesure que la saison avance :  "Je comprends la frustration de tous les supporters, parce que moi-même, je souffre, confie l’ancienne gloire, Marcel Dib (six sélections en équipe de France). Attends, il faut voir ces matches... On va de déception en déception. Aujourd’hui, quand je me rends au stade, je prends du plaisir parce que je rencontre des potes, des anciens coéquipiers, mais quand je regarde le terrain… (il s’interrompt). En fait, ça joue plat, il n’y a aucun geste technique, et au final, plus le match avance, plus les joueurs perdent confiance. Mais cette année, il faut s’y résoudre, l’OM est une équipe fragile. Un équilibre qui a été mis à mal à cause notamment du départ de Bielsa ". "J’ai connu des ambiances beaucoup plus hostiles, dédramatise Romain, supporter toulonnais abonné en Virage Sud. On sentait de la tension sur les joueurs. Mais depuis le début de saison, les chants visent surtout Vincent Labrune (le président). C’est leur cible ! De ce fait, les joueurs sont plutôt tranquilles".

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Une explication qui fait bondir Christian Cataldo, facteur dans le civil : "Si les joueurs ont un problème avec le Vélodrome, et bien qu’ils aillent jouer ailleurs. C’est très simple. Des endroits comme Monaco, Lorient ou Troyes ! Là-bas, ils seront tranquilles. Dans ces clubs, ils n’auront plus toute cette pression si insupportable (ironique). Mais seulement, le salaire ne sera pas le même également".

"Quand tu aimes quelqu’un, tu dois lui montrer ton amour" 

Avec plus ou moins de zéro sur la fiche de paie, là n’est pas le problème. Car pour Vincent Labrune, qui a pour mission de rendre le club à nouveau bankable, la réception du Toulouse FC, autre équipe à l’agonie de ce championnat, devrait ressembler à une triste prestation, puisqu’on devrait à peine atteindre la barre des 35 000 spectateurs. "Je ne pense pas qu’il y ait un désamour, analyse Cataldo. C’est plutôt un sentiment d’abattement, de fatalisme, parce qu’on sait tous qu’avec cette équipe, on n’y arrivera pas. On va finir entre la 5e et la 10e place. Les gens ont perdu de leur enthousiasme. Pourquoi ? Parce qu’ils sont réalistes".

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"Je ne suis pas d’accord, répond Malleville, supporter trublion, également chroniqueur pour Le Phocéen. Ceux qui désertent le Vélodrome ne sont pas des supporters. En fait, ça me rappelle l’histoire du mec marié qui laisse de côté sa femme, parce qu’il y a des disputes, des embrouilles. Avant elle était radieuse, pimpante, mais là, vu que son teint est blafard, il ne la calcule plus. Et au final, qu’est-ce qui arrive, le mari va voir ailleurs et trompe sa femme (sourires) ! Mais ça ne se fait pas... Quand tu aimes quelqu’un, tu dois lui montrer ton amour en toutes circonstances. Avec l’OM, c’est pareil".

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