Affaire Al-Khelaïfi/Valcke : une villa en Sardaigne au cœur du scandale

Affaire Al-Khelaïfi/Valcke : une villa en Sardaigne au cœur du scandale

ENQUÊTE - Après l'ouverture d'une procédure pénale contre l'ex-secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke et Nasser Al-Khelaïfi, la police italienne a annoncé ce vendredi avoir perquisitionné et saisi une villa sarde qui serait le "moyen de corruption" utilisé par le patron de beIN Media.

La police italienne a perquisitionné et saisi ce vendredi une villa en Sardaigne, considéré comme un "moyen de corruption" utilisée selon elle par le PDG de beIN Media, Nasser Al-Khelaïfi, également patron du PSG, envers Jérôme Valcke, ex-n°2 de la Fifa. La villa en question, se situe à Porto Cervo, un village en bord de mer considéré comme le St-Tropez italien.


Estimée à sept millions d'euros, la "Villa Bianca "constitue le moyen de corruption utilisé par Nasser Al-Khelaïfi (...) à l'encontre (de Jérôme Valcke) pour acquérir les droits télévisés relatifs" à plusieurs Coupes du Monde, affirme la police italienne dans un communiqué. Cette villa appartient à une société immobilière établie à l'international, mais était à la disposition de l’ex n°2 de la Fifa, selon le même communiqué. 


Cette perquisition, menée en présence d'un "représentant du ministère public de la Confédération helvétique", n'est que le prolongement spectaculaire de l'affaire qui a éclaté jeudi quand la justice suisse a révélé l'ouverture d'une enquête pour "corruption privée" présumée dans l'attribution des droits médias de plusieurs Coupes du monde, visant Nasser Al-Khelaïfi, corrupteur présumé, et Jérôme Valcke, corrompu présumé.

"Il y avait un bail et M. Valcke a payé la location"

Des accusations que conteste l’ex-dirigeant de la Fifa. "Il y avait un bail et M. Valcke a payé la location", a déclaré à l’AFP son avocat Me Stéphane Ceccaldi. "Pour qu'il y ait corruption, il faut une contrepartie or M. Valcke n'était pas responsable d'attribuer des droits média aux uns ou aux autres", ajoute l'avocat.


Cette enquête, initiée par le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) a débuté en toute discrétion le 20 mars 2017. Elle porte sur des "soupçons de corruption privée, d'escroquerie, de gestion déloyale et de faux dans les titres". Dès jeudi, le MPC évoquait une opération "coordonnée", menée simultanément en France, en Grèce, en Espagne et en Italie.

 

En effet, les bureaux parisiens de la chaîne de télévision qatarie beIN Sports ont été perquisitionnés hier. Le groupe beIN Media a toutefois réfuté "toutes les accusations portées" par la justice dès jeudi soir, ajoutant qu'il collaborerait "pleinement avec les autorités et attend sereinement les suites de l'enquête". 


Parallèlement à l’enquête judiciaire, la commission d'éthique de la Fifa a ouvert jeudi soir à une enquête préliminaire à l'encontre de Nasser Al-Khelaïfi, a indiqué un porte-parole de l’instance modiale du football.

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